Billet du Jeudi 28 décembre 2017 : Gros souci vocal
Dernière mise à jour : 19/12/2018  
 
Le Billet Actu (109/161)

Chronique du 13 décembre 2009

Parler m'épuise complètement

Pierre M. (Avocat, trente-trois ans)

Bonsoir monsieur. Un ami vient de me donner l’adresse de votre site. Après lecture de plusieurs billets, j’aimerais vous rencontrer car je pense que le travail vocal intégral que vous proposez pourrait m’aider. Mon problème est simple à évoquer : parler m’épuise complètement. J’exerce le métier d’avocat et, tout comme Jean-Yves dans votre billet « La rééducation de la voix parlée », je finis certaines journées presque aphone. Seulement, chez moi, cette fatigue n’est pas seulement vocale mais également physique. Dans ces moments-là, je suis vraiment vidé de toute énergie. Je n’arrive pas à me sortir de tout cela et mes nerfs en prennent un sérieux coup ! J’attends votre appel. Cordialement. Pierre M. (tel)

Ma réponse :

Bonsoir Pierre. Je vous remercie de votre mail. La fatigue vocale, accompagnée de « l’épuisement physique général » que vous décrivez n’est pas très fréquente. J’ai pourtant une petite idée… Je vous appellerai demain. Bien cordialement. Jean Laforêt.

Le bilan vocal

J’ai reçu Pierre un matin de la semaine suivante. C’est un grand jeune homme très sympathique. Dès les premiers mots que nous avons échangés, j’ai noté que sa voix n’avait aucune connexion dans son corps. Le point d’appui principal était la gorge. Son timbre – sans grande consistance et très serré - était comme « surélevé » ! Au fil de notre conversation, j’observais également qu’il relâchait inconsciemment du souffle à la fin de chaque phrase, ce qui provoquait en retour une inspiration de type thoracique. Bien qu’il s’exprime relativement doucement, le défaut n’en était pas moins visible ! J’imaginais sans peine l’importance qu’il devait prendre en voix projetée ! Il m’a dit de nouveau que sa voix était pour lui un handicap majeur dans son métier d’avocat. Je n’avais aucune peine à le croire, connaissant parfaitement l’importance de « l’outil voix » dans l’art de convaincre ! Il avait cherché plusieurs fois à se rééduquer. Les séances d’orthophonie apportaient quelques améliorations momentanées mais le problème réapparaissait invariablement.

La lecture de plusieurs billets du site l’avait décidé à entreprendre un travail vocal intégral pour tenter de résoudre son problème. Il avait lu notamment :

Je voudrais rééduquer ma voix. (La rééducation de Claude L.)

La rééducation de la voix parlée. (L’histoire de Jean-Yves R.)

Parler fort m’est impossible. (La rééducation de Patrick L.)

Les tests vocaux

Pierre ne souhaitait naturellement pas devenir chanteur. Il voulait seulement acquérir une voix plus solide et surtout percer le mystère de cette fatigue inexplicable qui le terrassait après chaque journée où sa voix avait été mise à contribution.

Avant de commencer les tests vocaux, je lui ai expliqué en plaisantant que la meilleure façon de rééduquer une voix parlée était de chanter ! Il nous faudrait donc chanter… le mieux possible s’entend, avec les moyens qu’il possédait. Il s’est alors exclamé :

- Mais je ne sais pas chanter !

- Qu’importe !

- Je chante faux !

- Sait-on jamais ! Nous allons maintenant tester ta voix. Pourrais-tu te mettre torse nu et ouvrir ton pantalon ?

- Bien sûr !

- Je vais tout d’abord te demander de parler… comme au prétoire !

Mon idée était de lui faire tout d’abord dire un texte à haute voix devant la glace du studio afin qu’il se rende compte – de visu – de son défaut respiratoire. (*)

(*) On nomme ce défaut, somme toute assez répandu, « respiration inverse » ! J’avais eu à rééduquer un homme de cinquante–cinq ans affligé de cela. Il était standardiste et me disait, lui aussi, terminer ses journées complètement épuisé. Le parallèle avec Pierre était évident. Une respiration inverse « pompe » littéralement l’énergie vitale lorsque la voix est très sollicitée. Or, chez ces deux personnes, c’était le cas !

Lecture à haute voix

Pierre connaissait par cœur « Le corbeau et le renard » de La Fontaine. Pour le test, c’était parfait ! Je lui ai demandé de réciter cette fable à haute voix en usant de la même puissance vocale qui lui était nécessaire lors de ses plaidoiries. Placé en bonne position devant la glace du studio, il ne perdait rien de ses mouvements respiratoires. Lorsqu’il a eu terminé, sa voix montrait déjà quelques signes de fatigue. Le timbre s’était encore « surélevé » et devenait de plus en plus rauque.

- Je commence à m’enrouer !

- C’est exact ! Te rends-tu compte du travail énorme que tu demandes à ton corps lorsque tu parles ?

- Je vois que ça bouge beaucoup !

- Effectivement, beaucoup trop ! Ton buste devrait rester parfaitement immobile si ta respiration et tes appuis étaient coordonnés. On ne t’a pas expliqué cela lors de tes séances d’orthophonie ?

- Si, bien sûr. Seulement, je ne suis jamais vraiment parvenu à faire autrement !

- Il faudra y arriver. Ce sera la toute première étape vers ta guérison !

- Il y en aura d’autres ?

- Oui. Cette première étape est très importante, mais ne sera pas la seule ! Une fois ta respiration en place, il faudra « placer » ta voix. Actuellement, elle est trop serrée et trouve son appui en gorge. Ton articulation et ta place de résonance sont aussi à améliorer !

Test d’oreille, les appels au loin

Ces tests ont été laborieux. Pierre n’était pas vraiment « amusique » mais son « écoute » était loin d’être bonne. Il répétait difficilement les sons – même faciles - que je lui jouais au piano. Un sérieux travail d’oreille serait également à mettre au programme !

Quant aux cris spontanés, consistant à appeler une personne située assez loin, ils ont montré qu’il était tout simplement incapable de crier ! (*)

(*) Son défaut respiratoire était « majeur » mais ne constituait qu’une partie du problème ! Une fois « résolu », le vrai travail vocal pourrait commencer…

Décision de travail

J’ai fait part de tout cela à Pierre dans le détail. Il m’a écouté gravement, ayant conscience de vivre un moment important. Des divers problèmes « imbriqués » que j’avais décelés, le plus urgent à traiter était, bien entendu, la « respiration inverse ». (*)

(*) On pourrait penser qu’une fois mis en exergue, ce défaut est facile à rectifier. Il n’en est rien dans la plupart des cas. Installé depuis toujours, ce mauvais geste respiratoire est excessivement difficile à déraciner. Il faut être très patient et tout reprendre à zéro.

Il est certain que le « travail intégral » que désirait Pierre était le seul moyen d’obtenir, dans un délai raisonnable, un résultat probant ! De plus, les relaxations étaient indispensables pour calmer son état nerveux car, au fil du temps, son problème vocal avait généré un stress quasi permanent. Il devait sans cesse « prendre sur lui » pour afficher un calme relatif dans l’exercice de son métier. Tout cela contribuait encore à augmenter sa fatigue.

Il évoluait dans un véritable cercle vicieux !

Voir le billet : « Le chant thérapie, un travail vocal intégral »

Les premiers cours

Ils ont été uniquement consacrés aux relaxations, aux massages et au Taïchi vocal en position allongée. Pendant les relaxations, Pierre mettait beaucoup de temps à se détendre et, même dans les meilleurs moments, sa respiration demeurait rapide et superficielle. Il ne parvenait pas à relâcher son abdomen. Celui-ci demeurait rentré et contracté, empêchant son diaphragme de jouer correctement son rôle. Les massages, qu’il appréciait beaucoup, l’aidaient dans une certaine mesure, mais n’avaient pas un impact vraiment décisif sur la qualité de sa respiration. (*)

(*) Je lui ai demandé (comme travail personnel) d’essayer de se relaxer (allongé) lorsqu’il en avait la possibilité dans la journée et aussi d’essayer de s’endormir – autant que possible – après une auto-relaxation.

De belles avancées

C’est en position agenouillée, mains au sol et dos rond (comme un chat), que j’ai obtenu les premiers résultats. Dans cette position, je demandais à Pierre de souffler (bruyamment : fff <<< ) en rentrant son ventre puis de le relâcher en « se laissant » inspirer. Dans la majorité des cas, cela marche assez bien. Lui, malgré la position décrite ci-dessus (qui facilite l’inspiration abdominale en déplaçant le centre de gravité), trouvait tout de même le moyen – tout au début - d’inspirer dans le haut de la poitrine ! Cela s’est arrangé assez vite cependant. Cet exercice, très simple, nous a permis de franchir un pas décisif.

Nous alternions avec l’exercice suivant qui complétait le précédent :

Il se pratique couché sur le dos. Les jambes sont pressées contre la poitrine pendant l’expiration, les mains tenant fermement les genoux. Cette « traction » est maintenue pendant l’inspiration qui suit. Celle-ci doit – genoux légèrement écartés - repousser les cuisses. Cet exercice (bien exécuté) favorise grandement l’inspiration abdominale, le thorax étant pratiquement bloqué par la position adoptée.

Ces deux exercices sont expliqués en détail dans le billet : « L’inhibition abdominale » (*)

(*) Ils nous ont permis de réaliser de belles avancées dans cette phase importante.

Le lâché abdominal

J’avais prévenu Pierre qu’un certain temps serait nécessaire pour obtenir un résultat probant. Bien m’en avait pris car il nous a fallu plus d’un mois pour obtenir un « lâché abdominal » correct. Comme pour plusieurs autres personnes dans son cas, ce moment-là a été pour lui un moment de joie profonde. Je n’ai jamais vécu cela personnellement mais tous les témoignages d’élèves disent la même chose. Tous parlent de grande « libération » ! (*)

(*) Les gens qui respirent naturellement bien sans problème ne peuvent imaginer que difficilement cette chose-là !

Pour lui, cette « libération » est survenue un jour, en dehors de tout exercice destiné à la favoriser. Simplement, à la fin d’une relaxation, son ventre s’est soulevé très doucement et la respiration abdominale s’est établie tout naturellement. (*)

(*) Notre travail en amont voyait là une concrétisation spectaculaire de simplicité.

A partir de ce moment-là, les progrès ont été beaucoup plus rapides. Les relaxations devenaient enfin de vraies relaxations. Pierre « descendait » plus profondément grâce à une respiration désormais plus facile, plus ample et… surtout plus profonde. Son corps était visiblement heureux et s’ouvrait de plus en plus facilement. Les massages et le Taïchi jouaient désormais complètement leur rôle et complétaient un tableau qui s’éclaircissait de cours en cours…

Les cris

Fidèle à mon principe, j’ai pu alors commencer à lui faire réaliser quelques cris pour améliorer son équilibre pneumo-phonique. Au tout début, sa gorge « picotait » un peu. Cet exercice était en effet tellement étranger à ses habitudes que, malgré une surveillance drastique de ma part, quelques erreurs « passaient » et se répercutaient sur sa voix. Celle-ci, fragile de nature et de surcroît nullement habituée à subir un tel traitement rechignait un peu…

Heureusement, cela n’a pas duré.

Bientôt, Pierre me dit qu’au contraire les cris lui faisaient du bien. La gorge ne piquait plus du tout et il ressentait du plaisir à « créer » ces sonorités. Il concrétisait ainsi « vocalement » sa libération respiratoire (*)

(*) La libération de la voix suivait celle de la respiration ! C’était logique : l’équilibre vocal, sans doute perturbé depuis toujours, tendait enfin à s’établir !

Lire les détails de ce travail dans le billet : « La technique vocale fondamentale »

Premières constatations pratiques

La première de ces constatations a été faite par Pierre lui-même. Il m’a dit un jour qu’il avait pu parler longtemps sans ressentir une fatigue aussi importante qu’à l’accoutumée. Sa voix lui avait semblé plus timbrée. Bien que n’ayant pas assisté à sa plaidoirie, je l’ai cru sans peine car j’avais observé à plusieurs reprises pendant les cours que ses réactivations diaphragmatiques réflexes étaient meilleures. Il commençait, sans en avoir vraiment conscience, à employer son souffle plus correctement ! La voix s’appuyait mieux… tout en étant un peu moins « surélevée » ! (*)

(*) A ce sujet, les relaxations (en dehors de tout travail vocal) avaient joué pour cela un rôle très positif en l’aidant à relâcher - en même temps que les tensions de son corps - celles de son larynx…

Ce n’était pas encore suffisant, mais déjà très appréciable ! Un travail vocal très ciblé complèterait cela.

La phase suivante : l’oreille !

Tout en continuant les relaxations, les massages et le Taïchi, j’avais commencé un travail d’oreille. Il consistait tout simplement à repérer puis à répéter des sons joués au piano. Dieu merci, Pierre souffrait d’une amusie relativement légère. Avec beaucoup de patience réciproque, nous avons pu assez vite parcourir une octave, couvrant très largement l’ambitus de la voix parlée ! La voyelle « ô », sur différents exercices très simples, a été la seule employée au début. Cette voyelle, bien réalisée (elle doit être très proche du son « ou »), favorise en effet l’abaissement du larynx dont Pierre avait tellement besoin ! Il était hors de question de forcer… il était indispensable d’obtenir les résultats dans la douceur ! Quand les « ô » ont été relativement bons, je les ai « mariés » avec des « i » sur des tenues assez courtes dans un ambitus très favorable (approximativement : si1/sol2).

L’exercice se déroulait ainsi, noyant les « i » entre deux « ô » (sans jeu de mots !) : ô_i_ô

Nous commencions sur mi2, descendions jusqu’au si1, puis remontions jusqu’au sol2. Naturellement, cela variait un peu suivant la forme du moment ! J’obtenais ainsi un raffermissement du timbre en préservant une position laryngée relativement basse. Pour un début, cela n’était pas si mal. Aucun enrouement ne survenait dans nos séances. C’était très important !

Voir, pour plus d’informations, le billet : « La technique vocale de base »

La gymnastique vocale

Nous l’avons commencée tout doucement, dans notre ambitus habituel : si1/sol2. Très rapidement, nous avons pu couvrir une octave, voire un peu plus (si1 /do3), avec les quintes syllabiques. L’articulation très large requise à ce moment-là aidait Pierre à détendre son émission tout en la fortifiant. Il n’avait jamais autant « articulé » de sa vie ! (*)

(*) La « prononciation » normale lui paraissait désormais beaucoup plus aisée !

Lire des détails sur ce travail dans le billet : « L’articulation dans le chant »

La laitière et le pot au lait

Parallèlement, nous avions également commencé à travailler – en plus de « Le corbeau et le renard » - cette autre fable de Jean de La Fontaine. Cet exercice d’application constituait un pont entre son travail avec moi et sa profession. Nous avons fait sur cette jolie fable un vrai travail de comédien. Je surveillais l’exécution de chaque phrase avec beaucoup d’attention. Aucune faute ne devait passer. (*)

(*) Après une réactivation diaphragmatique correcte(*), le plus important est d’obtenir le « legato » de chaque phrase. Prononcés très distinctement, les mots doivent cependant rester « liés » entre eux. On doit « parler à la phrase » et non « saucissonner chaque mot » ! Les mots de valeur doivent être mis en exergue sans déranger le suivi « mélodique » ! De plus, la voix ne doit pas « tomber » ; on doit soutenir chaque fin de phrase ! Il est indispensable de travailler au début en lecture « recto tono »

Tout cela se travaille, et c’est ce que nous avons fait ! Certaines personnes parlent ainsi naturellement. Elles jouissent d’un équilibre parfait, presque sans y penser… ou si peu ! Ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde !

(*) La « réactivation diaphragmatique » est expliquée en détail dans le billet : « Comment doit-on respirer ? »

Un an après

La voix de Pierre était désormais beaucoup plus tonique et, surtout portait beaucoup plus car elle frappait avec précision la place de résonance vocale.

Pour simplifier :

Sa voix s’amplifiait dans « le masque » (ne pas confondre avec le nez !) avec un larynx plus bas, beaucoup mieux placé. Le gain vocal était énorme (timbre à la fois plus large et plus incisif).

Ce n’était pas fini !

Chaque leçon avait maintenant son programme bien établi. Après un rapide échauffement, nous faisions une demi-heure de vocalisation simple, le reste du temps étant consacré à la gymnastique vocale et à prononciation parlée.

J’avais ajouté progressivement plusieurs exercices pratiques d’articulation. Ceux-ci, réalisés avec une respiration profonde et un bon « Appui », nous permettaient de progresser encore plus vite. Pierre y prenait beaucoup de plaisir. Ils lui permettaient – entre autres – de faire varier l’intensité tout en prononçant avec plus d’exactitude. Nous continuions naturellement parallèlement le travail des fables qui constituait le « pont » entre le cours et le prétoire !

Voir des exemples d’exercices d’articulation (phrases difficiles) dans le billet :

« Le bégaiement est-il guérissable ? »

Pierre a même souhaité un jour s’exercer sur une mini-plaidoirie pour que je vérifie s’il ne s’égarait pas trop techniquement dans l’exercice de son métier ! J’ai pu le rassurer, c’était parfait. (*)

(*) Il était devenu un vrai comédien !

D’ailleurs, il ne se fatiguait plus ! N’était-ce pas la meilleure réponse ?

Il nous restait à chanter vraiment ! En fait, Pierre n’avait jamais chanté mais rêvait de le faire ! Nous avons réalisé ce rêve qu’il considérait comme impossible avec quelques chansons enfantines. Il s’est très bien tiré de ce qui constituait pour lui, il y a quelque temps seulement, une véritable impossibilité ! Il était heureux comme un roi de s’entendre chanter au micro (et assez bien) « Le bon roi Dagobert » ou « Meunier, tu dors ! »

Pour la petite histoire :

Enfant, à l’école, il n’avait jamais eu ce plaisir. Sa mauvaise oreille l’écartait irrémédiablement de tout ce qui était chant ! Il avait entendu trop souvent, comme tant d’autres enfants d’ailleurs, les fameuses phrases de maîtres gentils mais quelque peu imprudents :

« Sois mignon, fais seulement semblant de chanter pour ne pas faire tromper tes petits camarades ! » (*)

(*) J’ai déjà parlé dans d’autres billets de cette façon de faire que je désapprouve absolument ! Des dégâts psychologiques très importants prennent souvent leur essor à ce moment-là.

Ce travail chanté, même tardivement entrepris avec Pierre, lui permettrait de pérenniser sa place vocale et sa sensation d’Appui ! Ces petites chansons faciles lui serviraient de « morceaux de référence » ! En les rechantant seul, il retrouverait les bonnes sensations forgées au cours !

Epilogue

Une voix parlée se rééduque surtout en chantant. Avec les moyens que l’on a… mais avec une technique correcte !

A bientôt ?

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Jean Laforêt

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