Billet du Jeudi 28 décembre 2017 : Gros souci vocal
Dernière mise à jour : 19/12/2018  
 
Le Billet Actu (113/161)

Chronique du Dimanche 11 avril 2010

Voix et virilité

Dominique B. (31 ans - chanteur lyrique amateur)

Bonsoir monsieur. J’ai découvert votre site hier au soir et, après avoir parcouru plusieurs billets, je me décide à vous écrire sans plus tarder. J’exerce la profession d’enseignant et je chante pour mon plaisir depuis une dizaine d’années. Mon problème est que je n’arrive pas à être content de ce que je fais. Pourtant, j’ai travaillé avec plusieurs professeurs de qualité et je pense avoir fait le maximum avec chacun d’eux pour me donner toutes les chances de progresser. Je suis ténor, je monte au contre-ut sans difficulté, je chante des airs d’opéra, des mélodies, etc. Or, je sens que quelque chose ne va pas. En quelque sorte, ma voix ne me convient pas ! C’est difficile à expliquer. J’aimerais vous parler de tout ça en direct. Je suis joignable au (x). J’attends votre appel. Bien cordialement à vous. Dominique.

Ma réponse :

Bonsoir Dominique. Votre mail m’a beaucoup intéressé. Il est maintenant trop tard pour vous téléphoner. Je vous appellerai demain dans la matinée. Le problème que vous m’exposez peut être difficile à résoudre ou non ! C’est selon ! Si votre voix vous déplait parce qu’elle est mal placée, tout peut s’arranger avec du travail. Mais, si sa nature même vous dérange, si vous acceptez mal sa structure ou sa couleur par exemple, ce sera plus difficile car, dans ce cas, c’est l’aspect psychologique qui est en cause. Il peut y avoir également un peu des deux ! Ne perdez pas espoir. A bientôt. Cordialement. Jean Laforêt.

J’ai reçu Dominique dans la quinzaine qui a suivi notre échange de mails. C’est un grand garçon mince d’un mètre quatre-vingt-cinq (c’est rare pour un ténor), sympathique et assez sophistiqué. Il est complètement fou de lyrique. Depuis son plus jeune âge, il écoute et réécoute les grands ténors. Il possède toute une collection d’enregistrements allant des tout premiers 78 tours (qu’il passe sur un tourne-disque à pavillon) aux CD actuels ! Caruso surtout est son idole. Étant enfant, j’ai eu la même passion pour lui et… je dois dire que je l’ai toujours !

Nous étions donc fait pour nous entendre !

Il m’a expliqué en détail le problème qui l’amenait en précisant clairement une chose par rapport à son mail : il trouvait que sa voix manquait de « virilité ». Il chante depuis assez longtemps – bien, semble-t-il, selon son entourage – sans pourtant ressentir de vraies satisfactions. Il a pris – sans succès - de nombreux cours de chant pour tenter de résoudre son problème. Il ne critique aucun des professeurs qui l’ont fait travailler mais continue à penser que quelque chose ne va pas dans son émission. D’autre part, il parle beaucoup dans son métier d’enseignant et m’avoue être souvent fatigué vocalement le soir. Au moment présent, je ne décèle rien d’anormal, sa voix est claire – quoiqu’un peu « surélevée » - et son articulation bien tranchée.

Les tests vocaux

Pour commencer, il a chanté « a cappella » une partie de la romance de Nadir (Les pêcheurs de perles, de Bizet). Sa voix était de qualité et le chant parfaitement juste. Cet air de ténor léger lui allait bien. Il m’a dit l’avoir interprété souvent, avec un certain bonheur, dans des concerts. Il a ajouté aussitôt que, même dans un air comme celui-là qui lui convenait, il ne se sentait pas bien avec sa voix. J’ai senti, à la façon de laisser sa phrase en suspens, qu’il espérait – dans l’instant – une réaction de ma part. Mais, bien qu’ayant déjà une petite idée sur la nature de son souci, je me suis bien gardé de lui donner un avis quelconque. Nos tests étaient loin d’être terminés ! Il me fallait encore un peu de temps !

La voix d’appel

Ce test consiste à crier, comme pour prévenir quelqu’un se trouvant assez loin, d’un danger imminent.

Dominique, malgré toute sa bonne volonté, n’est pas parvenu à le faire d’une façon convaincante !

- J’ai toujours été incapable de crier !

- Oui, je vois !

- Pourquoi ?

- Le problème est vaste !

- Comment cela ?

- Le cri est viscéral. Comme dans la toux et le rire, le corps est très concerné…

Me coupant :

- Mais, je peux tousser et rire sans problème !

- Oui, mais dans le rire et la toux, la notion de « se » projeter au loin est absente alors qu’elle est le but même du cri et… du chant lyrique !

- C’est vrai !

Quelques exercices

Nous avons poursuivi ce bilan avec quelques exercices généraux qui m’ont confirmé dans mon idée première. Dominique atteignait effectivement facilement le contre-ut et même le ré4. Il avait une voix souple et nuancée, d’une puissance relativement suffisante.

Son émission comportait pourtant une carence d’importance !

Il ne chantait jamais en voix pleine !

A force de travail, il avait développé une voix « mixte appuyée » de qualité. Cela aurait été parfait si ce n’avait été au détriment des sons pleins. Or, toute sa voix, depuis ses notes les plus graves jusque dans son extrême aigu, était mixée. La « plénitude vocale », chez lui, était complètement occultée ! (*)

(*) J’étais sûr que l’impression de « non-contentement » qu’il éprouvait en chantant venait de là ! Son corps ne participait qu’incomplètement au processus vocal, lui laissant un goût de réalisation incomplète, trop « cérébrale » et pas assez « viscérale » ! Il n’était pas « connecté » assez profondément, si je puis m’exprimer ainsi !

Les ténors, en chant lyrique, utilisent presque tous leur voix mixte appuyée ; c’est « un plus » pour obtenir certaines nuances ou couleurs vocales (et assurer certains grands aigus) ! Cependant, s’ils le désirent, ils peuvent également émettre la plus grande partie de leur tessiture en voix pleine. Le « fin du fin » consiste à réaliser le « fondu » le plus parfait possible entre les deux émissions. Certains chanteurs réussissent particulièrement ce tour de force technique (le grand ténor Benjamino Gigli – pour ne citer que lui – était roi en la matière)

Voir le billet : « La voix mixte appuyée ».

Dominique, lui, chantait uniquement en voix mixte. C’était sans doute (je me répète) ce déséquilibre qui lui créait cette insatisfaction continuelle. (*)

(*) Un phénomène semblable existe chez des chanteuses lyriques occultant sciemment (ou non) leur émission de poitrine. On ne doit jamais ignorer ses bases. En revanche, on doit les solliciter avec prudence, ce qui n’est pas la même chose !

Je lui ai expliqué ma version des choses. Il m’a écouté gravement, sans rien dire. Il était évident que l’idée que j’avançais ne l’avait jamais effleuré. Il me dit enfin :

- Je chante constamment en voix mixte ?

- Oui ! Elle n’est pas laide du tout, bien au contraire !

- Merci. Il est vrai que je n’ai pas l’impression d’être vraiment moi quand je chante. C’est comme si je fabriquais une chose dans laquelle je ne m’investissais pas complètement.

- Oui, en chantant seulement en mixte, tu te sépares un peu de tes racines, d’où, à mon avis, l’impression que tu ressens.

- Est-il possible de changer cela ?

- Difficile mais pas impossible ! Pour commencer, il est indispensable que tu apprennes à émettre au moins ton grave et ton médium en voix pleine.

- Dans les aigus, je pourrais toujours faire des nuances en mixte ?

- Bien sûr ! Il n’est pas question de remplacer complètement ton émission actuelle par une autre !

- Comment ferons-nous ?

- Notre travail sera, dans un premier temps - comme je viens de te le dire - de placer ton grave et ton médium en voix pleine. Plus tard, nous apprendrons à placer aussi ton aigu avec une couverture correcte.

- Mais, ma voix mixte ?

- J’y arrive ! Il faudra ensuite – ce sera la cerise sur le gâteau – unifier, harmoniser les deux émissions. Mais, retrouver tes vraies « bases » est la première chose à faire.

- Ce sera long ?

- Je n’en sais vraiment rien. Il s’agit d’un changement profond !

- Oui, profond mais ô combien désiré !

Dominique a été pleinement d’accord pour tenter l’expérience ! Nous avons prévu de commencer à travailler la semaine suivante. Le cours vocal intégral s’imposait. Il fallait vraiment tout reprendre à zéro, refaire complètement son chemin vocal !

Voir le billet : « Le chant thérapie, un cours vocal intégral ».

Les premiers cours

Le travail de relaxation, tout à fait indispensable, a été difficile car Dominique était à la fois impatient et très nerveux !

J’attendais surtout du Taïchi, qui suivait nos relaxations, un lâcher-prise « vocal ».

Mon chanteur faisait de louables efforts pour se détendre et exécuter au mieux tout ce que je lui demandais. Notre principal souci était que, étant donné sa nature « perfectionniste », il ne pouvait pas se résoudre à laisser son corps émettre des sons viscéraux (pas forcément jolis, mais profonds) ! Il cherchait constamment à « arranger » ses sonorités !

Il a fallu deux longs mois pour qu’il se laisse aller complètement.

Un jour, le déclic que j’appelais de mes vœux s’est enfin produit ! Peut-être à cause d’une certaine lassitude mêlée à un peu d’énervement et de « révolte », il s’est mis à crier très fort (même un peu trop) sur « a » comme pour me dire :

- Vous voyez bien que je n’y arriverai jamais… même en me « cassant » les cordes vocales !

Il ne s’était rien cassé du tout ce jour-là ! Il n’avait même pas été enroué le moins du monde à la fin de la leçon qui s’était terminée sur ce résultat encourageant. Je parle pour moi car j’étais persuadé que, malgré les compliments que je lui avais prodigués, il n’avait pas la même opinion.

Coup de fil important

Le lendemain, il m’a fait la surprise – car ce n’était pas son habitude - de m’appeler. Il tenait à me dire que la journée qui avait suivi notre dernier cours s’était bien passée et qu’il n’avait pas ressenti la moindre fatigue vocale (pas même le petit « enrouement » qui l’accompagnait généralement tous les soirs). Il a ajouté avoir eu l’impression de parler différemment, d’une façon plus grave et plus tonique. Il m’a paru surpris et soulagé ! (*)

(*) En fait, il avait commencé à se sentir un peu « autre » et, quelque part, il était heureux de m’en parler !

Si mon impression se concrétisait, et s’il gardait confiance, j’allais pouvoir commencer doucement la vocalisation qui lui apporterait la voix pleine qui lui manquait.

Premiers pas en voix pleine

Au cours suivant, j’ai dit à Dominique que nous devions profiter au maximum de l’état vocal nouveau qu’il avait ressenti récemment. Il en a été d’accord à cent pour cent et a coopéré à fond ! Le « Taïchi, ce jour-là, a été bien meilleur ! (*)

(*) Il était indéniable qu’une certaine peur de se lancer l’avait quitté. Il faisait davantage confiance à son corps pour émettre sa voix. De ce fait, ses cris « spontanés » ont été bien plus probants. J’ai naturellement surveillé cette expérience de très près pour éviter tout débordement. Les cris devaient être profonds mais non « désordonnés » ; ils devaient rester connectés, « sous contrôle » !

« Dominique, commençant à ressentir un nouveau confort, acceptait enfin d’émettre des sons qui ne lui plaisaient pas vraiment. »

Les détails de ce travail sont dans les billets :

« La technique vocale fondamentale » et « Les fondamentaux de la technique vocale »

Vocalisation en position allongée

Pour concrétiser notre découverte, à chaque début de cours, nous consacrions maintenant un peu de temps à une vocalisation en position allongée sur le ventre. Je me servais de supports extrêmement simples (quintes en sons conjoints ou arpèges d’accords de quintes). (*)

(*) A ce stade-là, des exercices plus compliqués n’auraient été d’aucune utilité. Le but que je recherchais était seulement de faciliter chez Dominique un ressenti « viscéral » de l’action de l’Appui.

J’employais, au début de ces exercices, la voyelle « ô » pour terminer, quand je jugeais qu’elle était correctement émise, avec un « a » moyen. L’ambitus couvert était environ do2/mib3. Bientôt, j’ai pu me servir d’exercices plus difficiles comme les sauts d’octaves et les arpèges contrastés (par exemple, en do majeur : sol2 do3 sol2 mi2 do2).

La voix pleine de Dominique prenait forme peu à peu. Je m’attachais à ce qu’il ne cherche pas à « arranger » ses sonorités pour éviter qu’il ne retombe dans son travers.

La gymnastique vocale

C’est elle qui s’est imposée ensuite pour assurer un suivi relativement doux à notre travail de Taïchi. Dominique s’est beaucoup appliqué, avec un Appui correct, à en réaliser les quintes syllabiques très articulées. Les « ô » et les « a » alternés qui les constituent firent merveille. Ils lui permirent d’affirmer sans risque de forçage un médium relativement « plein ». Je respectais toujours un ambitus couvrant do2/mib3, sans jamais aller au-delà, cherchant surtout à réaliser l’équilibre pneumo-phonique indispensable au maintien de sa voix pleine.

Le deuxième passage en voix pleine

Ce fut un travail de longue haleine que ce travail-là ! Quand j’ai demandé à Dominique de « bâiller » un son aux environs du deuxième passage, il en a été parfaitement incapable. Même sur un intervalle très court (en l’occurrence, de tierce majeure), l’opération lui était impossible !

Son larynx montait allègrement, dès mi3.

Obtenir ce passage était pourtant indispensable pour que tout notre travail précédemment réalisé débouche sur une émission valable. (*)

(*) En résumé, il pouvait maintenant chanter tout son médium en voix pleine mais, dès mi3, il était forcé de « changer de vitesse » et de repasser en voix mixte !

J’ai dû, pour ouvrir « cette porte » ô combien verrouillée, avoir recours à maintes images qu’il serait fastidieux d’énumérer ici ! J’avais beau lui expliquer que le bâillement en voix pleine était le cousin germain (en plus puissant et en « mieux » appuyé) de celui qu’il réalisait si bien en voix mixte, rien n’y faisait ! J’ai dû pratiquer avec lui comme avec un débutant intégral pour franchir ce pas !

Tous les détails de ce travail sont dans le billet :

« Le bâillement technique du chanteur »

Néanmoins, je continuais à le faire vocaliser en fausset et en voix mixte pour qu’il conserve de bonnes sensations dans ces émissions-là. Ce travail perturbait un peu nos « avancées » en voix pleine mais je le jugeais indispensable pour préserver sa souplesse vocale. Il n’était pas question qu’il perde les possibilités de légèreté qu’il possédait si bien au commencement les cours !

Il a fallu cinq mois à Dominique pour arriver à « passer » et « couvrir » son aigu à peu près correctement en plénitude vocale !

Parallèlement, il va sans dire que notre travail s’était enrichi d’exercices plus difficiles, incontournables et indispensables à tout chanteur qui veut « avancer » !

Voir le billet : « Le cours de technique vocale type »

Les Vaccaj, une aria antica

Dès que nous avons pu vocaliser assez correctement, en voix pleine, et sur toutes les voyelles (de do2 à la3), j’ai demandé à Dominique de reprendre les leçons de Vaccaj. Je dis « reprendre » car il les avait déjà travaillées dans le passé. J’ai été heureux de constater, à ce moment-là, que notre travail avait des attaches solides car il a pu, assez facilement, conserver en les chantant sa nouvelle émission. Naturellement, j’avais évité – dans un premier temps - de choisir des pièces comportant de trop grandes difficultés. Pour donner un exemple, tout au début, nous avions chanté la première leçon (qui est loin d’être la plus facile) dans des tons différents. Commencé en do majeur, je l’avais progressivement « montée » en ré majeur de façon à réaliser un beau fa#3 sur la note la plus aiguë, puis en mib majeur.

Nous avons travaillé de la même façon plusieurs « leçons » (cinq ou six afin aborder des difficultés diverses). (*)

(*) Si elles sont chantées avec une bonne technique, ces leçons sont vraiment excellentes pour la voix.

Nous avions mis aussi en chantier une aria antica que j’affectionne particulièrement : Amarilli de G. Caccini. Il est très bon pour le travail du legato. La difficulté pour Dominique résidait, entre autres, à en chanter les notes les plus aiguës pianos et « en voix pleine » (sans débrayer) !

Un air d’opéra

Nous avions choisi « Dalla sua pace », l’air de Don Ottavio, extrait de (Don Giovanni, de Mozart) ! Pourtant réputé comme assez redoutable, cet air ne nous posa aucun problème majeur ! Malgré un ambitus flirtant très souvent avec les notes de passage, Dominique parvint – pour mon plus grand plaisir - à alterner (ou marier) dans cet air sa voix mixte et sa voix pleine.

Notre victoire

Elle a essentiellement résidé dans le fait que Dominique se sentait désormais « bien » en chantant. Il était heureux de s’exprimer d’une façon qui avait énormément gagné en « virilité ». Sa voix, bien plus ancrée dans son corps, permettait des interprétations d’une vérité toute nouvelle.

Nous avons travaillé techniquement plusieurs morceaux pour affirmer cela. (*)

(*) Rapidement, la zone (fa3 fa#3 sol3) désormais bien installée, a servi d’Appui à la quinte aiguë. Dominique a alors développé sans problème des sonorités correctement ouvertes et toniques sur sol#3 la3 et sib3.

A ce moment-là, j’ai dû freiner un peu ses ardeurs car il se sentait prêt à « avaler » le monde ! Il souhaitait tout de suite se lancer dans des morceaux de bravoure beaucoup trop lourds pour sa jeune musculature ! Je l’ai mis en garde plusieurs fois en lui conseillant surtout des airs classiques, bien écrits pour la voix ! (*)

(*) Notamment le premier air de « Serse » (Haendel) « Ombra mi fu ».

Rigoletto

Dominique a été fou de joie lorsque je lui ai demandé de travailler « La donna è mobile » de Rigoletto (Verdi). Cet air, qui dépassait bien sûr ses possibilités actuelles, a constitué pour lui une formidable motivation. Enfin, il allait chanter un air d’opéra connu qui lui permettrait « d’afficher » en grand tout ce qu’il ne pouvait pas faire auparavant. Il s’est lancé à fond dans ce travail et s’en est sorti avec les honneurs !

Epilogue

Deux années avaient été nécessaires pour remettre Dominique sur de bons rails. Maintenant, tout allait bien pour lui. Son principal souci était de se constituer un répertoire de concert mettant en valeur ses nouvelles capacités !

Sa voix parlée avait aussi beaucoup profité de l’opération. Elle était sensiblement plus grave et bien plus tonique ! Il terminait ses journées de travail en pleine forme !

Sa façon d’être avait, elle-aussi, gagnée, « en virilité » ! A ce sujet, la transformation était étonnante !

A bientôt ?

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Jean Laforêt

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