Billet du Jeudi 28 décembre 2017 : Gros souci vocal
Dernière mise à jour : 19/12/2018  
 
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Chronique du Dimanche 03 juillet 2011

L'équilibre vocal

Joël M. (28 ans, chanteur amateur)

Je viens de découvrir votre site et je ne résiste pas au désir de vous écrire. Je chante en amateur depuis toujours (depuis l’âge de 10 ans, au bas mot) et je sens de plus en plus, notamment à la lecture de vos billets, que des choses pourraient être améliorées ! Je n’ai nullement l’intention de chanter professionnellement mais j’ai le désir de faire le mieux possible. Pourriez-vous me recevoir pour un bilan ? Mon téléphone est le (x). Bien amicalement. Joël !

Ma réponse :

Joël. Je viens de lire votre mail et votre « professionnalisme » m’enchante. Je suis tout prêt à vous recevoir. Avec un travail bien ciblé et suivi, une voix ne peut que progresser. La vôtre ne fera sans doute pas exception ! Je vous appellerai demain sans faute ! Jean Laforêt

Bilan vocal de Joël

J’ai reçu Joël quinze jours après. C’est un grand garçon assez athlétique aux cheveux noirs, très courts. Son regard vif souligne une détermination sans faille. Il fait des études de droit. Il a tenu à me chanter ce jour-là deux chansons de sa composition en s’accompagnant à la guitare ! La voix était jolie, très juste et voyageait sans aucun forçage dans un ambitus d’une octave environ ! (*)

(*) Il bénéficiait « naturellement » d’un assez bon équilibre vocal qui lui permettait de chanter ses compositions sans fatigue.

Beaucoup se seraient contentés de cela ! Lorsqu’il a eu terminé, je l’ai complimenté en lui disant :

- Tu sais, ce que j’ai entendu là me plaît beaucoup ! Tu pourrais te produire en public sans problème. Tu as du talent !

- Merci, je sais que tout n’est pas nul. Je chante quelquefois devant des groupes d’amis et mes chansons passent bien…

- Cela ne m’étonne pas ! Mais que voudrais-tu obtenir de plus ?

- Je voudrais pouvoir chanter plus fort et plus haut. Le rock me tente mais je sens bien que je n’ai pas la capacité vocale de mes ambitions.

- Tu composes du rock ?

- Oui ! Vous voulez entendre ?

- Bien sûr !

Joël se lança alors dans un déchaînement vocal auquel je ne m’attendais vraiment pas. Tout y était, y compris quelques aigus « raclés » et « déchirés » ! J’ai immédiatement senti ses limites à ce moment-là ! Les sons aigus étaient difficiles et souvent très pénibles à entendre. Il forçait énormément. A ce rythme-là, sans les appuis adéquats, il pourrait se faire très mal !

- Vous voyez… dans le rock, je ne peux vraiment pas m’exprimer à ma guise !

- C’était une démonstration très violente !

- Oui… pour vous montrer ! Je suis presque certain qu’avec une technique plus élaborée, je pourrais le faire sans problème !

- C’est possible… Tu possèdes actuellement un « équilibre vocal » naturel. Si nous décidons de travailler ensemble pour favoriser un chant plus large, il s’agira de renforcer cet équilibre sans le compromettre. Dans un premier temps, tu devras « prendre conscience » de ce que tu fais pour l’instant… d’une façon « naturelle » !

- Mais, je sais ce que je fais ! Du moins, à peu près…

- C’est déjà ça !

- J’aimerais vraiment tout refaire avec vous… de « A » à « Z » ! Pensez-vous que, de cette façon, ma voix pourrait progresser en puissance et en aigu ?

- La réponse est oui.

- Sûr ?

- A peu près ! Avant de me prononcer tout à fait, je voudrais que nous fassions maintenant quelques tests de vocalisation.

- OK !

Réalisés torse nu et ventre libre, ils ont été concluants. Joël était vraisemblablement ténor. Il parcourut un ambitus d’une octave et demie avec une voix assez puissante (do2/ la3), bousculant un peu pour l’occasion son fameux équilibre naturel. Les « i » et les « é » étaient serrés, comme chez beaucoup de chanteurs débutants. Les « â », trop clairs, s’écrasaient dans la gorge dès qu’il les renforçait !

En revanche, il respirait d’une façon presque correcte. Je dis « presque » car son souffle – s’il convenait parfaitement à ses chansons - manquait de profondeur et de tenue pour un chant plus « violent » ! De plus, Joël avait une cambrure très prononcée qui gênait le mouvement dorsal… ce qui n’arrangeait rien.

Je constatais aussi que, sans doute par souci de donner le meilleur de lui-même, il contractait énormément son corps dans l’effort ! Tout cela allait à l’encontre d’une émission libérée (*)

(*) J’ai souvent constaté de tels défauts. Cela s’amenderait avec le travail ! Avec Joël, celui-ci consisterait surtout à créer un nouvel équilibre vocal avec des appuis plus consistants, permettant un chant plus large, tout en veillant à ce qu’il conserve ses possibilités actuelles de douceur !

Sur sa demande expresse réitérée, nous avons opté pour un cours intégral afin de revoir son émission dans le détail.

Voir le billet : « Le chant thérapie, un cours vocal intégral »

Premiers cours

Joël apprécia énormément les relaxations et le taïchi vocal. De plus, les massages contribuaient grandement à réduire les tensions accumulées au bas de son dos.

Voir le billet : « La relaxation pour mieux chanter »

Il coopéra à 100% au travail couché, sentant bien que, loin de lui faire perdre du temps, il lui apportait beaucoup. Ainsi, nous avons pu rapidement améliorer la relation pneumo-phonique. Il est parvenu assez vite à réaliser des « cris » de plus en plus puissants. Ceux-ci l’effrayèrent même un peu au tout début mais, assez rapidement, lui procurèrent un grand plaisir. (*)

(*) Il sentait, comme beaucoup d’élèves avant lui que, sans le fatiguer le moins du monde, ils donnaient au contraire un regain de vitalité à sa voix ! En fait, Joël la libérait totalement sans souffrir le moins du monde ! Ce n’était pas encore du rock… mais il sentait bien que, finalement, il lui serait peut-être possible de réaliser sa passion…

Très rapidement, nous avons pu chanter sur « â », sans aucun à-coup, des « sirènes » assez puissantes dans un ambitus de la1/ré3. C’était un début très prometteur ! Il me dit un jour, à la fin d’un cours :

- Comment dire… je me sens de plus en plus libre !

- Tu n’es pas le premier et tu ne seras sans doute pas le dernier à me dire ça !

Vous trouverez le détail de ces exercices de « cris contrôlés » dans les billets :

« La technique vocale fondamentale » et « Les fondamentaux de la technique vocale ».

Vocalisation

Comme dit plus haut, Joël avait l’habitude de chanter très harmonieusement ses chansons, dans un équilibre vocal presque parfait. Il avait un sens inné de ce confort « équilibré » ! Il ne demandait qu’un « minimum » à sa voix, ne le transgressant qu’avec ses essais de rock dans lesquels il se fatiguait énormément sans obtenir un résultat satisfaisant !

Pour tonifier son émission en toute sécurité, je devais donc lui faire pratiquer « très progressivement » des exercices vocaux de plus en plus intenses, tout en maintenant cet équilibre. En un mot, en chantant de plus en plus fort, il devait continuer à se sentir parfaitement « confortable » pendant nos leçons.

Le « ténorino » qu’il était devait devenir un « ténor » à part entière sans « casser » sa voix !

Notre vocalisation a consisté tout d’abord en des exercices simples, tout à fait bateaux ! Au tout début, je lui laissais aborder nos petites vocalises sur ô (quintes et arpèges divers) en me fiant à son goût, jouant seulement sur les « intentions » ! Je lui disais par exemple :

- Pour cet exercice, essaie d’imaginer que tu es en colère après quelqu’un. Dis à cette personne qui est environ à dix mètres de toi ce que tu as sur le cœur avec détermination… tout en respectant la musique !

Cela donnait souvent de bons résultats. Sans déplacer sa voix, le simple fait de chanter « plus au loin » avec une certaine véhémence améliorait sa tonicité sans déranger son équilibre vocal ! Naturellement, ces petits jeux ne devaient donner lieu à aucun débordement technique. La respiration devait rester profonde, la gorge ouverte et les appuis très en place. (*)

(*)  Joël avait vraiment un sens aigu du « confort » vocal. Il le maintenait assez facilement, se servant presque naturellement des nouveaux « outils » que nos cours mettaient à son service !

La statique dorsale

Comme expliqué plus haut, mon chanteur avait une cambrure très accusée. J’insistais - afin de rétablir au maximum sa verticalité et, par là faciliter « l’enracinement » de sa voix - qu’il pratique ses exercices de vocalisation « en bascule arrière du bassin ». (*)

(*) En principe, je me contente de respecter l’ensellure de chaque personne, en insistant seulement sur une position étirée de la nuque. Pour Joël, il fallait aller plus loin ! De ce fait, je surveillais également de très près la « statique » que je lui imposais pendant nos vocalises !

Le billet : « L’équilibre du chanteur » vous donnera de multiples précisions sur cette importante question… à mon goût trop souvent négligée !

Desserrer la voyelle « i »

Joël avait, comme beaucoup de chanteurs débutants, des « i » très serrés.

Or, l’utilité primordiale de cette voyelle « directrice » dans le chant « tonique » que nous travaillions est incontestable. Encore faut-il savoir la bâiller et l’enraciner correctement ! J’ai essayé, dans un premier temps, d’obtenir qu’il la produise avec une ouverture moyenne de la bouche (un espace de la largeur de deux doigts est indiqué pour cela dès le médium (sol2/la2). Ce n’est parfois pas facile. (*)

(*) C’est pourtant le premier résultat à acquérir avant d’aller plus loin. Sans ce travail préalable, il est presque impossible de réaliser par la suite un enracinement correct de cette voyelle dans le haut-médium et l’aigu.

Pour cela, j’ai employé un exercice très simple :

Il s’agissait de chanter lentement, l’ouverture de la bouche de deux doigts restant stable, la modulation : a i a i a ! (*)

(*) Ces modulations sont chantées très legato, sur la même note. Nous nous contentions de parcourir ainsi un ambitus confortable (environ ré2 si2), selon sa forme du moment.

Il est vraiment indispensable, pendant cet exercice, que l’ouverture buccale reste identique pour les deux voyelles. Elle ne devra en aucun cas diminuer pendant l’émission de la voyelle « i » (seule, la langue soulève son dos à ce moment-là) ! On peut vérifier la stabilité de l’ouverture buccale en appliquant doucement un doigt dans le creux du menton ! (*)

(*) Naturellement, sur la voyelle « â » de départ, la langue sera mollement étalée dans la bouche, sa pointe touchant la base des racines des incisives inférieures… mieux, son propre filet. Cette position linguale (pointe au filet) permet un meilleur équilibre de la sonorité. La couleur du « i » obtenue bouche entrouverte sera bien sûr « déformée » - surtout pour le chanteur - mais il faudra l’accepter. Cela fait partie du jeu !

Au tout début, les « i » étaient un peu difficiles… la bouche se refermant un peu. Assez rapidement cependant, le chant s’est unifié. J’ai ensuite réalisé le même travail avec : a é a é a (la voyelle « é » est également une voyelle fermée… Cousine « germaine » de « i », elle répond aux mêmes lois d’émission.

Progrès encourageants

La voix de Joël prenait progressivement de l’ampleur. Désormais, j’entrevoyais nettement ce qu’elle pourrait devenir lorsqu’elle serait correctement enracinée dans le corps. Ce n’était, bien entendu, pas encore tout à fait le cas ! Tout viendrait à point, j’en étais convaincu !

La gymnastique vocale

Afin de parfaire la mobilité et la tonicité de son appareil articulatoire - tout en continuant d’affirmer sa respiration dorsale - je lui en ai enseigné progressivement tous les éléments principaux.

Avec cette gymnastique, le corps tout entier participe activement à l’acte chanté. Elle se fait en position verticale, mais aussi penchée (cette dernière position favorisant à la fois le souffle dorsal et la détente de la mâchoire). Les muscles du visage (orbiculaires et zygomatiques) travaillent d’une façon intensive, l’articulation des quintes syllabiques (en l’occurrence chantées sur lô à lô et li o li) étant volontairement exagérée.

Les réactivations diaphragmatiques, obtenues d’une façon réflexe, sont synchronisées avec un travail lingual !

Le chant est, de ce fait, parfaitement « encadré » !

Une statique parfaite du corps et de la nuque est naturellement indispensable en station debout ! La « verticalité » doit être la meilleure possible !

La position penchée, elle, réclame une nuque arrondie et des bras détendus (ne pas soulever le menton vers l’avant, chanter en direction du sol). (*)

(*) Les tensions parasites pendant le chant sont à proscrire absolument (les bras doivent rester souples)

Lorsque l’on pratique correctement ce mouvement général, on ne peut pratiquement pas faire d’erreur « grossière » d’émission. La voix se libère automatiquement sans aucun risque de blocage, à quelque niveau du corps que ce soit ! (*)

(*) Cependant, ne perdons pas de vue que, même si ces exercices de gymnastique vocale sont très utiles (et ils le sont !), ils ne constituent que le début du travail de placement de voix ! La vocalisation seule l’assurera.

Le billet : « L’articulation dans le chant » donne de nombreuses indications sur la pratique du travail décrit ci-dessus.

L’enracinement de la voyelle « i »

Tout en continuant parallèlement la gymnastique vocale et  la vocalisation simple, j’entraînais de plus en plus Joël à enraciner correctement ses « i ». (*)

(*) Enraciner correctement cette voyelle étroite et fermée constitue à mon sens la première démarche d’un enracinement plus général de la voix.

Comment pratiquer

Cela est relativement simple à montrer… et à contrôler chez un chanteur mais très difficile à exprimer par des mots. L’exemple est ici indispensable ! Je vais tout de même donner ici une « marche à suivre », forcément trop sommaire mais qui sera sans doute utile à certains chanteurs déjà relativement experts.

En premier lieu, il faudra obtenir cette voyelle, comme dit plus haut, avec une ouverture de bouche d’une largeur de deux doigts environ dès le bas médium (sol2 environ). La gorge sera (il va sans dire) également correctement ouverte, piliers écartés, larynx en position de chant…

« La couleur produite paraîtra naturellement très déformée au chanteur… surtout sur les notes les plus graves ».

On s’entraînera ensuite à faire « voyager » cette sonorité – avec des exercices variés (tous sur « i ») – jusque dans le haut-médium (approximativement ré3 pour un baryton et fa3 pour un ténor). La bouche devra s’ouvrir progressivement pendant l’ascension tonale… Dans l’aigu (au-dessus du deuxième passage) la bouche sera entièrement ouverte, le « bâillement des maxillaires » étant absolument requis !

L’impression que l’on doit ressentir à ce moment-là est celle d’une « descente » de la sonorité dans le corps… celui-ci étant – c’est indispensable - en statique parfaite. (*)

(*) Un menton levé ou un bassin non en place modifierait la verticalité et, de ce fait, compromettrait à coup sûr la réussite de l’enracinement de la voyelle.

Pour affirmer davantage « l’enracinement du corps lui-même », on pourra chanter l’exercice genoux fléchis, les jambes étant écartées d’un peu plus que de la largeur des hanches et le bassin en légère bascule arrière.

Ce positionnement facilite l’appui vertical (*)

(*) C’est en fait l’appui vertical qui donne, si l’action est correctement menée, l’impression d’une descente de la voix en direction du hara !

De nombreuses indications complémentaires sur ce sujet primordial sont données dans le billet : « L’appui vertical »

Je me répète, car c’est important :

Avant de « lancer » la voyelle en direction du sol, assurons-nous que l’ouverture de la gorge est acquise très souplement ! Aucune raideur n’est admise ! Dans le cas contraire le son resterait immanquablement dans la gorge !

Le « i » enraciné :

Lorsque l’exercice est réussi, le son « i » que l’on obtient – par exemple « sol3 » au sommet d’un arpège - semble « rebondir », après avoir trouvé son appui dynamique au plus profond de notre être. Le périnée est, bien sûr, concerné. La sonorité obtenue est alors puissante et ronde, d’une construction très solide !

Le chanteur sait « d’instinct » que c’est la bonne…

Réussite

Joël eut beaucoup de mal, au début, à « enraciner » ces « i ». Mais, cahin-caha, il parvint à les « extraire » assez bien ! J’ai « créé » ensuite pour lui de multiples exercices, avec « i » comme voyelle directrice ! (*)

(*) L’enracinement correct de la voix étant obtenu, on peut chanter différentes combinaisons de voyelles sur cette base fondamentale de l’émission vocale ! Les modulations en sont les principales. Toutefois, si l’enracinement n’est pas correct, le résultat sera nul, voire néfaste !

Le masque

Les voyelles étant désormais bien « enracinées », il s’agira d’obtenir leur « retour » dans la place de résonance idéale : le masque. C’est un travail souvent difficile pour certains chanteurs. Accompli correctement, ils auront le « fin du fin » de l’émission vocale :

Un appui dynamique profond en contact constant avec la place vibrante : le masque !

Le fameux « Appoggio » sera alors réalisé. Le couple indissociable, appui vertical et place vocale (le double contact), désormais constitué, pourra entrer en action… Il devra perdurer souplement pendant le chant !

Naturellement, les « niveaux d’appui » seront différents si l’on chante en voix mixte ou en voix pleine… si l’on donne un grand aigu… ou une belle note souple dans le haut médium ! La pratique seule nous indiquera alors le chemin… selon nos besoins immédiats.

Ce qui demeure certain, c’est qu’il faut avoir senti cet enracinement profond au-dessus du deuxième passage. Les belles notes aiguës puissantes, qu’il s’agisse de rock ou d’opéra, ne peuvent être données « correctement s’entend » que de cette façon ! Certains chanteurs ont cela d’instinct… ils sont rares !

La « remontée du périnée »

Elle sera ressentie lorsque l’exercice est parfaitement réussi et ne peut être décrite facilement. C’est une perception physique qui se fera de plus en plus précise lorsqu’on aura commencé à la cerner !

Elle est la conséquence et non la cause d’un bon enracinement.

Retour au travail de Joël

De cours en cours, me servant de cet enracinement qu’il cernait de mieux en mieux, je lui faisais chanter tous les exercices qu’un chanteur classique doit pratiquer pour son entraînement vocal. J’allais selon ses possibilités… qui s’amélioraient de jour en jour !

Voir le billet : « Le cours de technique vocal type »

Chansons douces et hard-rock

Je lui demandais parfois de me chanter en alternance une de ses chansons « douces » et quelques phrases de rock ! Il n’avait désormais aucun mal à trouver l’équilibre vocal qui convenait. Il me disait que la « direction » était la même… qu’il lui suffisait seulement d’appuyer plus ou moins. Le rock, même violent, ne provoquait plus du tout chez lui les problèmes qu’il avait connus auparavant…

Il avait raison ! La direction générale de l’appui vertical est la même… seule la pression du souffle change !

Joël était maintenant fou de joie de pouvoir « crier » sans fatigue !

Maître de ses appuis, il pouvait désormais réaliser sans peine « l’équilibre vocal » qui convenait à son chant !


A bientôt ?

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Jean Laforêt

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