Billet du Jeudi 28 décembre 2017 : Gros souci vocal
Dernière mise à jour : 17/12/2018  
 
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Chronique du Dimanche 04 septembre 2011

Comment rendre ma voix plus performante ?

Fabien S. (28 ans - Chanteur de comédie musicale)

Bonjour monsieur. Après avoir beaucoup entendu parler de vous, je viens de visiter votre site. Je suis chanteur de comédie musicale (ténor) et ma carrière démarre assez bien. J’ai déjà chanté avec une certaine réussite dans plusieurs productions (x y z) dont vous avez peut-être entendu parler ? Mon problème : on me reproche souvent un manque de puissance. D’autre part, ma voix se fatigue vite et j’ai souvent la gorge en feu après les représentations. J’aimerais avoir votre avis. Je suis au (x). Bien à vous. Fabien

Ma réponse :

Bonsoir, Fabien. Je vous connais pour vous avoir vu plusieurs fois sur scène. Je trouve que vous possédez vraiment de réelles qualités : un très beau physique et un charisme certain. Effectivement, votre voix pourrait être plus tonique. Je suis persuadé qu’une amélioration dans ce sens est possible. La première chose à faire est un bilan vocal. Il nous dira exactement comment procéder. Je vous appellerai demain sans faute. Bien cordialement. Jean Laforêt

Bilan vocal de Fabien

Il a eu lieu dans le courant de la semaine suivante. Fabien est un très beau jeune homme souriant. Son physique – il est grand et bien décuplé - constitue incontestablement un très gros atout pour lui ! Il m’a confié un peu plus tard se rendre « à la salle » chaque semaine pour entretenir ses muscles et sa forme. Il joue actuellement un premier rôle dans une comédie musicale. Son désir de réussite est palpable. Apparemment, rien ne l’arrêtera ! Il a conscience de son manque de puissance vocale et cela le gêne beaucoup. Il me dit sentir comme un frein lorsqu’il chante. Il a eu un petit traumatisme vocal, il y a quelques années. Il n’a pas été opéré mais il a pourtant prononcé le mot de nodule. Il s’agissait peut-être seulement d’un œdème un peu coriace ! Depuis, bien que « guéri », une petite peur de se lancer le freine…

Les tests

Réalisés torse nu et ventre libre, ils ont montré une statique assez bonne et une respiration abdominale presque correcte. L’appui, en revanche ne l’était pas du tout, les réactivations diaphragmatiques, irrégulières et incomplètes, le rendaient presque impossible. Il se révélait tantôt trop violent, tantôt inexistant (notamment dans l’aigu) ! De ce fait, la voix était soit bridée (dans le médium et haut médium) soit lâchée (sans appui), comme livrée à elle-même dans l’aigu ! (*)

(*) Quoique non vraiment « cravatée », cette voix s’appuyait surtout en gorge ! (Une voix « cravatée » est une voix serrée dont l’appui se situe au niveau de « la cravate »)

Nous avons parcouru, avec divers exercices, un ambitus de deux octaves. Fabien était « ténor » sans aucun doute. Seulement, la voix pleine était pratiquement absente dès ré3, cédant la place – comme dit plus haut – à une « mixture », excessivement légère et mal appuyée. Points positifs :

« Le timbre est agréable, Fabien possède un joli vibrato et chante juste. »

Je lui ai demandé ensuite d’interpréter « a cappella » quelques phrases du rôle qu’il jouait actuellement. Le même défaut réapparut aussitôt ! De plus, l’articulation n’était pas convaincante mais… cela était un détail (*)

(*) En résumé, la voix, appuyée surtout en gorge était, soit freinée par une contraction abdominale démesurée, soit presque lâchée !

Ma conviction fut vite faite. Il fallait rééquilibrer entièrement son émission. Il serait également indispensable de le rassurer en lui démontrant que son problème était tout à fait « amendable » !

Il l’était, j’en étais certain… mais notre travail – si nous le décidions - souffrirait d’un sérieux handicap : l’habitude qu’il avait de chanter tous les soirs bien ancré dans ses défauts ! Cela freinerait sa « guérison », c’était incontestable ! Mais qu’y faire ? (*)

(*) De ce fait, il serait indispensable de procéder très doucement afin de lui faire prendre ce virage « technique » sans risque ! Ses mauvaises habitudes devraient être apprivoisées…

Je lui ai expliqué tout cela en détail en mettant l’accent sur le côté surtout « technique » (donc amendable) de son problème ! J’ai notamment insisté sur le fait que, sa voix n’ayant aucun appui « correct » dans le corps, une révision complète de son équilibre pneumo-phonique (entre autres) était indispensable. (*)

(*) Je lui ai notamment décrit l’utilité des « cris » réalisés en Taïchi ». Ils auraient, sans nul doute, un grand rôle à jouer dans notre travail…

Voir le billet : « La technique vocale fondamentale »

Psychologiquement parlant, il faudrait aussi – comme dit plus haut - que Fabien se rassure et ose de nouveau se lancer vraiment ! Un travail profond et global était donc tout à fait indispensable ! (*)

(*) J’avais eu jadis un cas semblable… qui avait été heureusement résolu au mieux ! Tous les espoirs étaient donc permis !

J’insistais sur le fait que, s’il coopérait vraiment, sa « mutation » vocale pourrait avoir lieu tout en douceur, sans changement brutal !

Il a convenu avec moi qu’un « travail intégral » était la meilleure solution pour recréer chez lui une émission complète et stable.

Voir le billet : « Le chant thérapie, un travail vocal intégral »

En me quittant, Fabien, sans doute encore un peu inquiet, me demanda :

- Vous pensez vraiment qu’une amélioration est possible ?

- J’en suis absolument certain… et plus qu’une amélioration !

Il ajouta avec un sourire :

- Ok ! A la semaine prochaine !

Les premiers cours

Fabien était excessivement musclé et se servait – comme dit plus haut - beaucoup trop (et mal) de ses abdominaux pour chanter. Il pensait, comme beaucoup, qu’un appui musculairement très « solide » était le meilleur moyen de soutenir sa voix et la rendre plus performante !

Rien n’est plus faux !

Il faut se souvenir que l’excès en tout est toujours néfaste !

J’aime beaucoup cette citation :

« Le mieux est l’ennemi du bien » !

Elle s’applique ici parfaitement à l’attitude vocale de Fabien qui, croyant bien faire, déséquilibrait son émission, soit en « bloquant » ses muscles abdominaux… soit en les relâchant trop !

NOTE :

Pendant le chant, le souffle étant pris, l’abdomen doit simplement être maintenu « souplement ». Ce maintien, si l’inspiration a été bien faite, s’effectue d’ailleurs de lui-même, étant le simple résultat de la mise en pression « correcte » du souffle ! J’insiste sur l’expression : mise en pression « « correcte » car l’inspiration doit être à la fois abdominale, costale et dorsale. Une fois cette inspiration réalisée, en aucun cas, une contraction « fermée » des abdominaux ne doit intervenir ! En chantant, on doit simplement s’efforcer de conserver la dilatation obtenue. (*)

(*) Avoir l’impression que l’on continue d’inspirer pendant le chant est une bonne façon d’expliquer ce phénomène ! C’est un peu abstrait, je le concède ! Ici, l’exemple est vraiment nécessaire.

Pour être plus simple, il ne faut jamais « bloquer son souffle » par une contraction abdominale trop importante ! Notons que le mot « bloquer », employé couramment par les professeurs de chant, induit souvent le chanteur en erreur ! Je préfère de loin l’expression « arrêter son souffle », plus douce et beaucoup plus proche de la réalité ! (*)

(*) Inspiration faite, un très court instant de « non-jeu » doit toujours précéder l’attaque… C’est la « suspension » du souffle, juste après son « arrêt » ! ! Je préfère même l’expression « suspension du son » car elle a lieu juste avant que celui-ci ne se produise…

Le chanteur doit apprendre à anticiper ses attaques…

Les relaxations et le « Taïchi » vocal !

Ce travail s’est révélé décisif pour Fabien. Comme beaucoup, il ne s’imaginait pas être tendu à ce point. Au tout début des cours, il mettait assez longtemps à trouver le calme nécessaire au travail de taïchi qui suivait. Malgré cela, je commençais néanmoins à lui en enseigner les premières bases. J’étais notamment persuadé que le souci inconscient de « garder un abdomen parfaitement plat » était sans doute responsable des tensions parasites qui limitaient considérablement le jeu normal de son diaphragme. (*)

(*) A l’inspiration, il n’est pas nécessaire de prendre de l’air avec exagération… mais aucune contraction ne doit intervenir à la fin de celle-ci ! Toute la base du torse doit pouvoir « s’ouvrir » librement et se maintenir ainsi pendant le chant. Cette manière de procéder exclut tout blocage musculaire intempestif !

Prise de conscience et solution

Notre travail a tout d’abord résidé dans un mouvement très simple de rééducation diaphragmatique.

Voici, en quelques mots, comment le pratiquer :

- Dans un premier temps, allongé confortablement sur le dos, souffler « bruyamment » et « complètement » tout en « sortant » l’abdomen au maximum. Il faut obtenir un gros ventre en fin d’expiration !

- Ventre sorti, « contracter les abdominaux » (ici, cela est nécessaire)

- Rentrer le ventre « le plus possible » tout en maintenant cette contraction.

- Au bout de quelques secondes (trois ou quatre suffisent), relâcher doucement l’abdomen en se « laissant » inspirer par la bouche.

Cet exercice, relativement simple à exécuter, a permis à Fabien de prendre conscience d’un « relâchement » abdominal profond à l’inspiration. Les exercices de Taïchi complémentaires purent ensuite fonctionner plus aisément.

Abandon total

Au bout de quelques semaines, mon athlète s’abandonnait enfin complètement ! Tout son corps, désormais totalement relâché, « respirait » d’une façon tout à fait naturelle, ample et détendue !

Il me dit un jour, après une relaxation :

- Je croyais être détendu… mais cela n’était rien à côté de ce que ressens maintenant. C’est un vrai plaisir de s’abandonner ainsi…

- Je sais ! Il existe plusieurs « niveaux » de détente. Tu sembles maintenant avoir atteint un stade avancé de relâchement corporel. Ton corps a une mémoire… il se souviendra de ce bien-être et saura comment le retrouver !

- A ce propos… j’avais toujours un peu mal au creux de l’estomac… maintenant c’est fini !

- Tu entretenais inconsciemment des tensions à cet endroit-là, certainement par souci d’avoir une statique hyper-correcte !

- Vous avez sans doute raison ! dit-il en souriant.

- Crois-moi, tu n’as pas besoin d’en « rajouter »… tu es très bien comme ça !

- Merci !

- Si tu veux, tu peux maintenir ton ventre légèrement rentré en marchant dans la rue ! En revanche, pour chanter, il suffit de « tenir » ton dos sans raideur pour ne pas gêner le rôle du diaphragme ! Aucune contraction abdominale « proprement dite » n’est vraiment nécessaire !

- Il faut bien maintenir le souffle ?

- Oui… en conservant simplement la dilatation obtenue à l’inspiration ! Pendant le chant, tu dois penser que tu continues à inspirer…

- ???

- Oui, je sais, c’est un peu compliqué ! Nous en reparlerons… avec exemple à l’appui !

Progrès rapides

Fabien se passionnait pour notre travail. Bientôt, dès son arrivée au cours, il « envoyait », le plus fort possible, quelques phrases chantées comme pour me dire :

- Tu vois, ça marche !

Ça marchait en effet assez bien ! Sa voix était, de leçon en leçon, incontestablement plus tonique !

Notre programme de vocalisation, au bout d’une vingtaine de cours, avait pris beaucoup de « corps » ! J’avais ajouté progressivement les difficultés que tout chanteur « classique » doit maîtriser. J’ai bien dit : classique ! La vraie « base » technique, tous styles confondus, doit toujours être classique ! Qu’il soit ténor d’opéra ou rocker, le chanteur doit toujours s’appuyer sur elle ! (*)

(*) J’ai, dans mes élèves, des chanteurs modernes (rocker, pour la plupart). Au cours, ils vocalisent très sérieusement comme des chanteurs d’opéras (bien entendu, suivant leurs possibilités). J’assiste quelquefois à leurs concerts. Ils chantent alors en vrais rocker, « raclant » quelquefois certains sons à qui mieux mieux ! Mais, grâce à leur technique d’émission, leur voix est toujours intacte à la fin de la soirée !

Revenons à Fabien

La « Messa di voce », le roi des exercices à mon avis (et le plus difficile), faisait maintenant partie – entre autres - de chacune de nos leçons ! Il demande une maîtrise absolue de la voix. Fabien était ravi de s’y essayer ! Il pouvait ainsi constater ses progrès de façon tangible. Nous chantions cet exercice sur la voyelle « â », approximativement dans l’ambitus mi2 fa3 (voire fa#3 dans les bons jours). Il constatait que sa voix, maintenant en bonne place de résonance, s’amplifiait sans se fatiguer ! (*)

(*) Il se rassurait… et osait de plus en plus se lancer !

Voir le détail de la pratique de la « Messa di voce » dans le billet : « Le cours de technique vocale type »

L’enracinement

Fabien a mis longtemps à en saisir toutes les subtilités ! Son problème étant justement – entre autres - un manque d’enracinement, il était donc nécessaire de cerner au mieux ce geste sans attendre. A chaque séance, je lui faisais pratiquer certains exercices spécifiques qui amenaient sa voix à prendre « très progressivement » un appui plus profond dans son corps. (*)

(*) Seul un enracinement correct, les autres critères vocaux étant bien évidemment en place, permet à la voix de gagner en puissance et en portée. Certaines personnes possèdent d’instinct un bon ancrage mais, même dans ces cas-là, il est toujours bon de l’entretenir par des exercices adaptés.

Pour des précisions sur l’enracinement, voir le billet : « La hauteur démission vocale »

L’enracinement de la voyelle « i »

Cette voyelle joue un rôle prépondérant dans l’émission vocale. C’est en quelque sorte la voyelle « directrice » par excellence ! Il convient donc de savoir la chanter correctement et donc, pour cela, de savoir « l’enraciner » tout aussi correctement ! Etant étroite et fermée, ce n’est souvent pas chose facile !

Il est malheureusement impossible de donner une « recette » par écrit de l’enracinement de « i » : l’exemple constitue le seul moyen efficace de le cerner. Lorsqu’il réussit le geste, le chanteur est bien souvent décontenancé par la couleur qu’il émet… Pour lui, c’est tout, sauf un « i » ! Pourtant, son ressenti lui dit que… c’est ça ! S’il s’enregistre… il se rendra compte qu’il a chanté un « i » parfait, de surcroît très rond et très solide !

L’enracinement de cette voyelle étant réussi, il faudra se tourner vers « é » - sa cousine germaine - et faire le même travail ! Les « â » viendront seulement ensuite, comme la cerise sur le gâteau ! On se rendra alors immanquablement compte (dans la plupart des cas) que cette voyelle « â » n’a plus rien à voir avec ce que l’on faisait auparavant ! Elle sera plus ronde, plus sonore et surtout « beaucoup » plus solide !

Si on le désire, on pourra - avec un peu de pratique - l’éclaircir sans risque (passer du â « de âme » au à « de table »), sans modifier sa place et sa portée ! (*)

(*) Je me répète… une « bonne » technique de base permet tous les styles de chant !

Autre avantage : La fameuse « couverture dynamique » du deuxième passage sur « â », parfois si problématique pour les chanteurs (En voir un bon exemple dans le billet : " Une voix superbe paralysée par le trac", se trouvera de beaucoup facilitée par un bon enracinement préalable !

Pour des détails sur la couverture des voyelles, voir les billets : " La couverture de la voix (première partie) " et " La couverture de la voix (deuxième partie) ".

Les modulations

Elles viendront ensuite et devront, elles-aussi, être correctement « enracinées »… émises depuis le corps ! C’est un exercice incontournable pour une bonne homogénéisation de la voix. Il convient de le pratiquer sur une bonne partie de la tessiture.

On trouvera un très grand intérêt à les chanter, correctement baillées, jusqu’à environ un ton au-dessus de la zone de passage (donc, en début de régime aigu… inutile d’aller trop haut, ce serait inutile et dangereux. (*)

(*) Un ténor se doit donc de les réussir dans un ambitus moyen allant de mi2 à sol3 ! Naturellement, selon les cas… et les jours, cet ambitus pourra soit être un peu réduit, soit un peu agrandi…

Avec Fabien, qui était ténor, nous faisions la modulation « â é i ô u ou on an â » dans le bas-médium et le médium (de do2 à ré3). Dès le haut-médium (à partir de mib3), nous passions à « i â é i ô u i ». Dans l’aigu (à partir de fa#3), j’employais souvent avec succès « i ou o (de Paul) â è ». Comme toujours, cela dépendait de sa forme ! Je donne ici une approche globale !

Fabien chantant au théâtre presque tous les soirs, je devais prendre des précautions : il était impératif qu’il termine les cours avec tous ses moyens. Je lui demandais souvent, à la fin des leçons :

- Ça va, tu n’es pas fatigué ?

- Pas du tout ! Je ne suis jamais fatigué à la fin des cours… c’est même tout le contraire !

- Au théâtre, ça marche ?

- Super ! Ma gorge ne me brûle presque plus, bien que je ne fasse sûrement encore pas exactement ce qu’il faut !

- Cela viendra tout doucement ! L’essentiel est qu’une amélioration ait lieu ! Comme c’est le cas, cela signifie que nous tenons la bonne clé !

- C’est sûr !

- Ta respiration et surtout tes « appuis » sont meilleurs ! C’est surtout cela qui, pour l’instant, épargne ta voix.

- Et puis, je serre moins ma gorge !

- Bien sûr… tout se tient !

Voir le détail de ces exercices dans le billet : « Le cours de technique vocale type »

Tests

Fabien se prêtait maintenant, à la fin de chaque leçon, à un petit exercice plaisant qui me permettait « d’évaluer » ses progrès réels ! Pour cela, il s’était procuré différents accompagnements « play-back » de ses spectacles. Nous consacrerions un bon quart d’heure à chanter quelques phrases difficiles de ses rôles, anciens et nouveaux « avec », et le plus souvent « sans » micro !

Le résultat était évident… il n’y avait pas photo ! La voix avait énormément gagné en tonicité. Il ne passait plus systématiquement en voix mixte dès ré3… Il réservait seulement cette possibilité (qu’il avait conservée) à certaines nuances voulues par l’interprétation.

Epilogue

L’histoire de Fabien s’achève. Ce fut une belle histoire… qui s’est poursuivie quelque temps afin de contrôler le suivi…

Tout se passe désormais bien pour lui. Je suis allé le voir plusieurs fois sur scène et j’ai constaté que notre travail tenait !

Je le vois encore de temps en temps pour des contrôles… Pour l’instant, rien à signaler !

A bientôt ?

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Jean Laforêt

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