Billet du Jeudi 28 décembre 2017 : Gros souci vocal
Dernière mise à jour : 19/12/2018  
 
Le Billet Actu (132/161)

Chronique du Dimanche 04 mars 2012

Ma voix ne me convient pas !

Serge N. (25 ans – ingénieur informaticien)

Bonsoir monsieur,

Je visite régulièrement votre site et je me décide enfin à vous écrire. J’ai constaté en lisant vos billets que vous ne vous occupiez pas exclusivement de chanteurs. Cela me convient tout à fait car je suis informaticien et mon désir n’est pas de chanter mais d’améliorer ma voix parlée. Pour de multiples raisons, elle ne me convient pas du tout. J’aimerais vous voir pour vous exposer mon problème en direct. Vous pouvez m’appeler au (x). Cordialement. Serge

Ma réponse

Serge,

Merci de votre mail dont je viens de prendre connaissance. Je vous appellerai sans faute demain pour que nous puissions fixer un rendez-vous. Bien cordialement. Jean Laforêt

Bilan vocal

J’ai reçu Serge la semaine suivante. C’est un garçon très grand et très mince. Il me dira par la suite qu’il mesure 1,90 m ! Il porte des lunettes et une grande timidité se dégage de tout son être. Néanmoins, surmontant un stress patent, il me sourit gentiment. Lors de la conversation qui a suivi, il m’a confirmé être très timide et facilement angoissé. Naturellement, les contacts avec autrui lui sont très difficiles. En fait, il n’est heureux que dans son métier, bien seul avec sa « machine » !

Sa voix, que j’écoute attentivement pendant qu’il répond à mes questions, est sans timbre réel, comme éteinte ! Elle est tout simplement le reflet sonore d’un garçon très inhibé ! Un peu plus tard, davantage en confiance, il me confie que sa vie sentimentale est un échec, qu’il est très seul dans l’existence et en souffre beaucoup. Il a très peu d’amis et, malgré son désir, aucune relation féminine. (*)

(*) Selon lui, sa voix lui enlève toute possibilité de séduction ; il la rend responsable de tout ! En la travaillant, il espère inverser le cours des choses !

Sentant son désir de se confier, je le laisse parler tout son saoul ! Entre autres, il me dit fuir tout ce qui est sport d’équipe mais, en revanche, adorer les longues randonnées solitaires… (*)

(*) En somme, il aime tous les loisirs qui se vivent plutôt seul !

Il m’apprendra un peu plus tard qu’il avait été très étonné de s’être montré aussi loquace… que ce n’était pas son habitude de parler autant !

Les tests

Ils furent réalisés torse nu et ventre libre.

J’ai tout d’abord demandé à Serge de me réciter à haute voix une fable de La Fontaine. Je m’apprêtais à lui en tendre un recueil mais ce fut inutile ! Il me dit se souvenir assez bien de « La cigale et la fourmi » !

- Parle très fort, comme si tu t’adressais à un auditoire distant d’au moins dix mètres !

- Ok, je vais essayer, mais… je ne réponds de rien.

Il a essayé ! Mais ses louables efforts n’ont rien donné ! Il s’est montré incapable de hausser le ton. Il n’ouvrait qu’à peine la bouche et son articulation était à la fois molle et irrégulière ! De surcroît, il respirait thoracique-haut et… très peu. (*)

(*) Ces défauts sont communs à de nombreuses personnes mais il a tout de suite été évident pour moi que son problème n’était pas seulement là ! L’aspect vocal existait, certes, mais ne constituait que la partie visible de « l’iceberg » !

Ensuite, je lui ai demandé de crier, comme pour prévenir une personne située au loin d’un danger immédiat ! Je n’obtins qu’un pauvre son dénué d’énergie. Serge était incapable de crier. Je m’en doutais un peu…

Nous avons entrepris ensuite une petite vocalisation. Les premiers essais (sur des quintes ascendantes) révélèrent immédiatement un problème d’oreille. Serge entonnait difficilement la note de départ que je lui jouais au piano. Cependant, une fois celle-ci en place, il suivait à peu près le dessin de la quinte, sans toutefois être capable de l’enchaîner à la suivante, un demi-ton plus haut ! La mémoire musicale lui faisait également cruellement défaut : sans mon aide, il ne retenait pas trois notes jouées à la suite dans un rythme ultra-simple ! (*)

(*) J’ai souvent rencontré ce genre de difficultés d’oreille ! En principe, avec de la persévérance, on arrive à réduire les effets de ces « amusies » moyennes. En outre, Serge ne souhaitait pas devenir chanteur…

Cependant, cahin-caha, sur un chemin rempli d’écueils, nous avons parcouru un ambitus d’environ une octave et demie (si1 à mi3).

Décision de travail

Je lui ai expliqué, sans rien omettre, toutes les anomalies que j’avais « détectées » dans son bilan. Je lui ai assuré que beaucoup d’entre elles (respiration, amusie, portée et timbre de la voix) pourraient être grandement améliorées. Je ne lui ai pas caché qu’à mon avis son problème était également psychologique… que sa voix semblait refléter un mal intérieur dont il fallait tenir compte ! Il l’a admis bien volontiers… (*)

(*) En effet, les inhibitions psychiques ont très souvent un retentissement sur la voix. Elles provoquent, en quelque sorte, des somatisations vocales. La voix est freinée (inhibée) par un problème psychologique très souvent inconscient…

J’ai terminé en lui recommandant fortement l’option d’un « cours vocal intégral », seul moyen - selon moi - de traiter l’ensemble des différents aspects de son problème. Je lui ai assuré que nous obtiendrions ainsi, presque à coup sûr, non seulement une amélioration de sa voix, mais également un recul significatif de la timidité maladive dont il souffrait… et cela, quelle qu’en soit la cause ! (*)

(*) En effet, j’ai toujours constaté cette interaction : « Un travail vocal, complet et bien conduit, non seulement fait disparaître une somatisation vocale, mais aide à en « soigner » la cause ! Ainsi, bien des maux – tensions, timidité, complexes divers, etc. – iront en s’améliorant conjointement aux progrès vocaux. »

Sans hésitation, Serge s’est rangé à mon avis !

Voir le billet : « Le chant thérapie, un travail vocal intégral »

Les premiers cours

Serge a dû faire des efforts importants pour « s’abandonner » en relaxation. Il n’avait jamais pratiqué cet exercice et sa grande timidité l’a beaucoup bloqué lors des premières leçons. Il mettait longtemps à se détendre et, malgré toute sa bonne volonté, n’y parvenait qu’imparfaitement. Tout son corps demeurait plus ou moins « en alerte ». (*)

(*) Cette définition reflète assez bien la sensation de tension qu’il dégageait !

Heureusement, au bout de quelques leçons seulement, cette tension a fortement diminué. J’ai pu alors obtenir - avec beaucoup de peine cependant - une respiration qui, si elle n’était pas encore parfaite, allait dans le bon sens. Serge parvenait maintenant à « commander » son ventre ! Il le faisait encore maladroitement mais, néanmoins, un premier pas important était franchi ! (*)

(*) Divers exercices respiratoires spécifiques purent alors être réalisés et améliorer à la fois sa détente générale et sa respiration abdominale. L’oreille n’était pas oubliée. Chaque cours comportait un travail d’écoute, dès après la relaxation. De ce côté aussi, une amélioration se faisait jour…

L’équilibre pneumo-phonique, les cris…

Au bout de deux mois environ, Serge s’abandonnait enfin complètement pendant la relaxation et le travail couché. De ce fait, sa respiration s’était considérablement détendue et approfondie… Tout son corps s’ouvrait d’une façon tout à fait naturelle et je sentais en lui – très présente – une certaine joie intérieure. Désormais en totale confiance, il se laissait aller à une sensation de liberté qu’il semblait n’avoir jamais connue auparavant. (*)

(*) Il ne verbalisait rien de son ressenti mais son corps parlait pour lui ! Son nouvel abandon était criant de vérité. Serge était de plus en plus heureux, c’était un fait certain !

J’ai pu alors commencer à lui faire réaliser quelques « cris » pour mettre sa voix en contact avec sa toute nouvelle « colonne d’air ». Nous avons procédé très doucement, tout d’abord avec des sons séparés, en « gouttes » ! Je simplifiais au maximum, « passant » sur une justesse souvent plus qu’approximative ; mon seul but était d’obtenir la meilleure relation pneumo-phonique possible, sans blocage pharyngé ! (*)

(*) Je lui demandais de réaliser des « â » séparés, sans force, ressemblant en quelque sorte à des « râles » ; leur « appui » devait être uniquement abdominal, dans un corps libéré de toute tension parasite…

Bientôt, ces râles ont fait place à des cris plus accentués, réalisés de la même façon, puis à des « sirènes, etc.

Lire des précisions détaillées sur ces exercices dans les billets :

« La technique vocale fondamentale »

« Les fondamentaux de la technique vocale »

Serge retrouve sa langue

Il me faisait part de son contentement seulement à de très rares occasions. Même lorsqu’il réussissait bien certains exercices, ses « manifestations verbales » étaient rarissimes. Il répondait aux compliments que je lui adressais seulement par de petits sourires gentils ! Pour mon compte, j’étais satisfait de constater, à de multiples détails, une certaine évolution positive : une démarche moins raide, une élocution plus tranchée et plus vive, des gestes plus naturels, etc.

Je le sentais heureux et de plus en plus détendu mais il ne m’en disait rien… ou presque. Aussi, je fus assez surpris (et très satisfait) de l’entendre m’annoncer un jour, tout sourire et d’une voix assurée :

- Je n’en reviens pas, j’ai l’impression de n’être plus le même !

Il semblait enfin vouloir engager une conversation…

Je lui emboîtais immédiatement le pas :

- Qu’est-ce qui a changé ?

- Tout !

- Mais encore ?

- Je me sens mieux. Comment dire… il y a peu de temps encore je marchais en baissant un peu la tête…

- Tu te trouvais trop grand ?

- Peut-être. Je voulais « comme » disparaître… bien que je sache que c’est impossible !

- Je vois ! Tu ressentais un peu de honte à redresser la tête ?

- C’est exactement ça. C’est difficile à dire…

- Je comprends. Maintenant, tu as le sentiment que tu peux occuper plus complètement ta place…

- Un peu. Je suis… plus fier de moi !

- Je suis heureux de te l’entendre dire. J’avais moi-même remarqué certains changements…

- Oui ?

- Tu es moins rigide dans tes attitudes, ta démarche est plus vive, tes gestes plus arrondis… ta voix plus claire ! Ta guérison a commencé… et, crois-moi, ce n’est que le début !

- Dieu vous entende…

- Mais oui, « Il » est avec nous !

Vocalisation accrue

Dans les leçons qui suivirent, j’ai considérablement accéléré le coté vocal. Tout en continuant les relaxations et le taïchi, nous consacrions désormais une bonne vingtaine de minutes à la vocalisation !

Voir des informations utiles aux débutants dans le billet : « La technique vocale de base ».

L’échauffement :

Avec Serge, j’ai employé des exercices très simples. Ils étaient constitués essentiellement par des « Brr » sur des supports de quintes ascendantes, de « sirènes » et d’arpèges divers. (*)

(*) J’entends par le son « Brr » le bruit qu’un enfant pourrait faire avec sa voix lorsqu’il joue à imiter un moteur de voiture. En fait, il s’agit plutôt de « Broum… » ! Les joues sont légèrement gonflées… les lèvres vibrent !

Le billet : « Faire sa voix avant le spectacle » donne de nombreuses indications sur l’échauffement vocal et décrit –entre autres - l’exercice dont je parle ci-dessus.

Cet exercice n’est pas très précis mais rend de grands services pour réchauffer la voix. De plus, provoquant une dépense d’air assez conséquente, il permet de bien sentir l’action de l’appui abdominal.

J’avais également ajouté à notre programme certains mouvements de « Taïchi » demandant une participation active du corps. Ils étaient surtout destinés à faciliter chez Serge une détente par le mouvement !

Il en existe plusieurs. J’ai toujours obtenu de très bons résultats avec celui-ci, tout à fait simple à réaliser.

Tout d’abord, il est indispensable de choisir un dessin vocal des plus aisés. Des quintes ascendantes, commencées dans le grave de la voix et chantées avec des « môa môa môa môa môa » se succédant sur chaque note - avec une mâchoire en mouvement, à la fois lourde et bien ouverte - conviennent parfaitement ! Ne pas chanter au-delà du haut médium… aucun challenge vocal n’est au rendez-vous !

Description du mouvement

Vous êtes debout, jambes légèrement écartées, bien ancré(e) dans votre hara. Tout en chantant, penchez-vous progressivement vers l’avant en fléchissant doucement les genoux… vos bras et votre tête sont lourds… Amorcez, quand vous aurez atteint une position de détente confortable, une rotation douce et lente de la tête pendant quelques secondes… d’un côté, puis de l’autre. Le chant ne s’arrête pas…

Redressez-vous ensuite très doucement tout en continuant vos quintes sur « môa môa », les mains frôlent les cuisses, les bras restent lourds… Une fois redressé(e), faites un mouvement de rotation avec chaque épaule, puis avec les deux épaules à la fois, à l’avant, puis à l’arrière (bras toujours décontractés et lourds).

Soulevez maintenant très doucement vos bras (les mains frôlent votre torse) jusqu’à ce qu’ils soient en extension au-dessus de votre tête. Après quelques instants dans cette position, étirez-les du côté droit, mains rapprochées, tout en fléchissant le buste du même côté. Après avoir maintenu cette position quelques secondes, faites la même chose du côté gauche. Ramenez ensuite vos bras doucement au centre et, en tournant vos deux mains paumes vers « le ciel », montez en extension sur la pointe des pieds comme pour soutenir un gros ballon…

Après quelques secondes, quittez cette position d’étirement, joignez vos mains (comme pour prier), redescendez vos bras très doucement, pliez doucement vos genoux tout en vous penchant à l’avant, dos rond, tête et bras lourds…

Après quelques secondes dans cette position de relaxation totale, redressez lentement votre corps…

On peut enchaîner ce mouvement deux ou trois fois de suite… sans arrêter de chanter.

La prouesse vocale est à exclure absolument en l’occurrence… Cet exercice apporte une grande détente générale et il est très courant que des bâillements, parfois très importants, fassent leur apparition…

Le travail d’oreille

Comme dit plus haut, il avait lieu juste après la relaxation. J’ai constaté que, plus le corps est détendu, plus ce travail est efficace ! A mon grand soulagement, Serge faisait rapidement des progrès. Il répétait de mieux en mieux les notes séparées que je lui jouais au piano et pouvait maintenant retenir les dessins musicaux faciles. Je sais que ce travail d’écoute est fatigant ; aussi, je faisais en sorte qu’il n’excède jamais cinq minutes par leçon.

Néanmoins, il portait ses fruits. Les enchaînements de notre petite vocalisation étaient de plus en plus justes. Nous pouvions parcourir un ambitus d’une octave et demie - avec une certaine facilité – sur des quintes ascendantes et arpèges d’accords de quinte. Je constatais que la voix de Serge était non seulement plus timbrée mais avait gagné aussi un peu de grave.

Lui, en tout cas, était aux anges. Il aimait de plus en plus sa voix… et, de ce fait, s’en servait davantage ! Il me disait qu’à maints petits détails, il continuait à prendre conscience de son « évolution ».

La gymnastique vocale

Je lui en ai enseigné progressivement tous les mouvements. Il a pu, grâce aux quintes syllabiques qui la composent, apprendre à « donner de la voix » sans risquer de se faire mal !

Elle a beaucoup contribué – entre autres - à fortifier son appareil articulatoire.

Vous trouverez tous les détails de ce travail dans le billet :

« L’articulation dans le chant »

Une fable

Elle fut notre « cerise sur le gâteau » ! J’avais choisi de lui faire apprendre « La laitière et le pot au lait » de La Fontaine. J’avais imaginé pour l’occasion une petite « mise en scène » qui contribuait, en l’obligeant à se mouvoir, à ajouter un volet comédie à l’exercice.

Serge s’est beaucoup amusé à faire vivre ce texte… il jouait « au comédien » avec un plaisir fou ! Bien qu’ayant une certaine expérience en la matière, j’étais assez étonné d’un résultat aussi probant. (*)

(*) On avait peine à reconnaître, dans ce diable d’homme gesticulant et parlant fort, le garçon inhibé d’il y a quelques mois…

Surprise

Un jour, je le vis arriver sans ses lunettes ! Il m’expliqua que, le mois dernier, il avait consulté un ophtalmologiste pour savoir s’il pourrait éventuellement porter des verres de contact… C’était maintenant chose faite ! Les lunettes avaient disparu, cédant la place à d’immenses yeux bleus foncés absolument superbes ! Son visage s’en trouvait complètement métamorphosé… il était rayonnant !

Je l’ai chaudement félicité pour cette initiative qui affirmait clairement le succès de… sa toute nouvelle personnalité ! Il n’avait plus peur de se montrer ! Mieux, il le désirait !

La machine était lancée… rien ne l’arrêterait !

J’étais vraiment content de ce résultat qui laissait très loin derrière mes espoirs les plus fous ! Je me suis exclamé :

- Tu es vraiment superbe ! Pourquoi n’as-tu pas songé à cela plus tôt ?

- Je n’en avais pas envie… vraiment pas !

- Tes lunettes étaient une protection pour toi ? Tu te cachais derrière ?

- Oui… je crois que c’est exactement ça ! Elles m’aidaient un peu à disparaitre !

- Avec ce désir de mieux montrer ton visage, ta guérison donne un signal fort ! Je pense que tes ennuis sont pratiquement terminés. Comment trouves-tu ta voix maintenant ?

- Beaucoup mieux, je n’ai plus peur de parler.

- Parler, c’est se montrer, se mettre en avant… tu n’as donc plus peur désormais de te montrer ! Y a-t-il autre chose que tu voudrais me dire ?

- Oui ! C’est délicat à formuler mais…

- Quoi donc ?

- Je me trouve plus beau !

- Mais tu as toujours été beau !

- …

- Tu n’es pas d’accord ?

- Oh non ! Je ne m’aimais pas du tout !

- Tu m’avais caché ça. Et maintenant, ça va mieux ?

- Dieu merci, oui ! Grâce à vous !

- Tu es trop gentil mais… je n’ai fait que mon travail. Tu as accompli, de ton côté, tous les efforts qu’il fallait. Mais, en l’occurrence, je dois t’avouer que je ne m’attendais pas à une réussite… aussi rapide !

- Moi non plus !

- Je suis sûr que tu vas t’acheter de nouveaux vêtements ?

- Comment le savez-vous ?

- C’est la suite logique…

- C’est fait !

Serge a souhaité continuer nos cours pour concrétiser ses acquis ! Malgré son oreille… meilleure mais pas encore excellente, peut-être arriverons–nous un jour à chanter ?

Il ne faut désespérer de rien !

A bientôt ?

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Jean Laforêt

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