Billet du Jeudi 28 décembre 2017 : Gros souci vocal
Dernière mise à jour : 19/12/2018  
 
Le Billet Actu (135/161)

Chronique du Dimanche 24 juin 2012

La hauteur d'émission

Eric N. (Etudiant en chant – 22 ans)

Bonsoir monsieur. Je viens de découvrir votre site qui me passionne. J’ai vingt-deux ans et j’étudie le chant depuis quatre ans. Je suis ténor lyrique-léger. Je crois avoir une voix solide mais j’ai constamment des remarques sur mon manque de légèreté et ma façon d’articuler. On me comprend mal, surtout en français ! J’aimerais vous expliquer tout ça de vive voix. Je suis joignable au (X). Bien à vous. Eric

Ma réponse

Eric,

Merci de votre mail dont je viens de prendre connaissance. J’espère pouvoir vous aider. Je vous appellerai demain sans faute pour que nous puissions prendre un rendez-vous pour un bilan vocal. Bien cordialement. Jean Laforêt

Bilan vocal

J’ai reçu Eric la semaine suivante. C’est un grand garçon très sportif d’allure que l’on imaginerait volontiers sur un terrain de football ! Il me dira un peu plus tard qu’il a une vraie passion pour ce sport qu’il pratique régulièrement. Comme quoi, le chant et le ballon font parfois bon ménage !

Il est élève au conservatoire de (X) et me raconte dans le détail ses soucis vocaux. On lui reproche une voix trop lourde et une articulation « saucissonnée ». En fait, pour avoir des chances d’être compris, il me dit devoir articuler fortement avec les lèvres, au détriment de sa ligne de chant. Malgré les conseils de ses professeurs, il ne parvient pas à rectifier ces défauts.

Il me raconte son histoire d’une voix passionnée et assez nerveuse. On sent nettement son agacement pour cette situation et son désir d’y remédier !

Les tests

Ils ont été réalisés torse nu et ventre libre.

Eric a chanté « Ombra mai fu », extrait de Serse de Haendel dont j’avais le play-back orchestral.

Il a une très belle voix de ténor. Je l’ai laissé terminer son air bien que, dès les premières phrases, j’ai été fixé sur son problème vocal ! J’ai dit « son » car, à mon avis, les ennuis qu’il m’avait décrits découlaient tous d’une seule et unique cause principale : une émission désespérément basse !

Il chantait « hors de la place de résonnance », sa voix frappant principalement dans les joues ! Cette mauvaise émission occasionnait naturellement une dépense d’énergie folle, l’obligeant à respirer souvent et exagérément ! De surcroît, sa respiration était en grande partie thoracique et tout à fait démesurée pour être en mesure de pouvoir alimenter son chant ! (*)

(*) L’appui abdominal, forcément défectueux, ne régulait pas la pression du souffle, incitant Eric à « pousser » de plus en plus sur sa voix.

Le cercle vicieux était installé ! (*)

(*) Il commençait ses phrases gorgé d’air et s’épuisait sans cesse à en reprendre ! J’avais déjà vu ce problème chez quelques élèves mais je crois qu’il détenait le pompon !

Il fallait que sa voix ait été extrêmement solide et… sa capacité pulmonaire excellente pour avoir tenu le coup aussi longtemps. Merci « football » ?

« Il faudrait reprendre l’émission en entier afin de rectifier un équilibre pneumo-phonique complètement perturbé et créer de nouvelles habitudes. Ce n’est jamais chose facile… surtout après quatre années de « n’importe quoi » !

J’ai ensuite testé ses possibilités d’aigus et de tenue. Un si3 assez bon a été atteint et légèrement tenu sur « â ». La « messa di voce », essayée ensuite, s’est révélée plus problématique, les sons cassant dans le decrescendo. Un mib3 sur « â » a été péniblement atteint dans cet exercice-roi ! Les « é » et les « i », comme souvent, étaient serrés !

En résumé, Eric, malgré un très beau matériel vocal, chantait d’une façon totalement anarchique ! Dieu merci, sa voix n’était pas « encore » abimée. Il faudrait simplement tout remettre en ordre avant de relancer la machine !

De plus, il était nerveux et, comme souvent dans ces cas-là, son problème créait chez lui une tension supplémentaire ! Si l’on ajoute une énergie folle, non maîtrisée, on comprend facilement qu’il « tourne en rond » depuis quatre ans !

Décision de travail

Je lui ai exposé tout cela posément en insistant sur le fait que, sa voix n’ayant aucun traumatisme irrémédiable, rien n’était définitivement perdu. Il faudrait « seulement » tout remettre en bon ordre de marche. Je ne lui ai pas caché qu’il devrait absolument acquérir plus de calme et que, étant donné son tempérament bouillant, une grande patience lui serait sans doute nécessaire pour cela…

Eric m’a écouté sans rien dire. Je l’ai senti soulagé d’apprendre qu’une solution existait peut-être. Il me dit enfin :

- Vous pensez vraiment pouvoir m’aider ?

- Si tu m’écoutes et coopères à fond, oui !

- Si j’ai bien compris, nous devrons tout reprendre à zéro ?

- Oui ! Rassure-toi cependant. Tu as une belle voix et une énergie d’enfer…

- Pour l’énergie, ça oui !

- Il faudra simplement mettre l’une au service de l’autre. Pour l’instant, tu t’épuises pour un piètre résultat.

- D’après vous, ce sera long ?

- Je n’en sais rien. Nous ferons le plus vite possible. Tu sais, les mauvaises habitudes sont parfois tenaces !

- Et le conservatoire ?

- Continue tranquillement tes cours… en calmant un peu tes ardeurs. Par exemple, tu peux proposer des morceaux ne nécessitant pas trop de… violence ? Nous en reparlerons ! Je me répète mais, dans un premier temps, tu devras absolument te calmer !

Nous avons finalement opté pour un « cours vocal intégral », parfaitement indispensable dans son cas !

Voir le billet : « Le chant thérapie, un travail vocal intégral »

Les premiers cours

La coopération d’Eric a été parfaite ! Il n’avait jamais pratiqué la relaxation et il lui a été difficile, au tout début, de se détendre. Cependant, de cours en cours, il y parvint assez bien et ce corps d’athlète, tout en muscles et regorgeant d’énergie, consentit assez vite à se relâcher entièrement.

Il m’avait dit, au tout début des cours, qu’après les relaxations, il ne pourrait plus rien faire, qu’il allait se sentir tout mou, complètement vidé.

Je lui avais alors répondu :

- Détrompe-toi, ce sera tout le contraire. Dans la vie courante, tu es hypertonique. Tu es habitué à « fonctionner » ainsi et tu penses - à tort - que le calme qui sera induit par les relaxations et notre travail couché t’enlèvera toute réaction…

- C’est un peu ça !

- Rassure-toi, il n’en sera rien. Afin de bien régler ton problème, ce calme nous est indispensable. Il permettra, dans un premier temps, d’obtenir une respiration profonde. Celle-ci est la condition « sine qua non » pour prendre ensuite vraiment le contrôle de ta voix.

- Par la respiration profonde ?

- Oui, mais pas seulement. C’est la première tranche du « puzzle ». Elle sera, à mon avis, assez vite résolue ! En revanche, la phase qui suivra promet d’être beaucoup plus compliquée ! Je parle de l’appui dynamique…

- Le fameux appui ?

- Oui ! Or, cet appui ne peut se réaliser correctement que dans un corps respirant profondément et qui, tout en étant parfaitement détendu, ne manque cependant pas de tonicité !

- A la fois tonique et détendu… ça me paraît impossible !

- Ça ne l’est pas… crois-moi ! Pour résumer, toute tension parasite dans le corps « freine » la bonne émission de la voix ! C’est un peu compliqué à expliquer. Nous reparlerons de tout ça. Pour l’instant, crois-moi, il faut essayer de calmer l’athlète au maximum…

- OK !

Cette conversation avait eu lieu au tout début des leçons.

Depuis, Eric avait beaucoup progressé et parvenait maintenant à respirer lentement et profondément tout en restant parfaitement détendu. Voici le déroulement de notre travail…

La respiration profonde

Comme je l’avais prévu, acquérir une bonne respiration profonde n’avait pas été pour lui un obstacle insurmontable ! Il y était parvenu assez vite… mais cela n’était que la première partie de notre travail ! Partant de cette respiration désormais correcte, il fallait maintenant lui apprendre à réguler l’expiration tout en lui donnant une excellente place vocale. Un bon « appoggio » est à ce prix ! (*)

(*) L’appoggio représente la relation équilibrée unissant la place vocale et l’appui abdominal : un couple indissociable !

Pour de nombreuses précisions à ce sujet, voir les billets :

« La place de la voix »

« Respiration et appui vocal »

Le taïchi vocal

J’ai fait avec Eric tout mon travail habituel de taïchi, destiné entre autres à obtenir la régulation de l’expiration dont je parle plus haut.

Voir des détails de ce travail dans les billets :

« La technique vocale fondamentale »

« Les fondamentaux de la technique vocale »

« Je voudrais devenir ténor »

Respiration et haltères

Un peu après, pour améliorer d’une façon plus active le ressenti de sa respiration abdominale, j’ai employé un moyen qui a fait ses preuves depuis des lustres :

« Il s’agit tout simplement d’entraîner la respiration abdominale (qu’il faut bien entendu avoir acquise auparavant) avec un haltère posé sur le ventre ! »

Comment procéder :

Cet exercice se pratique couché sur le dos, sur un plan dur. Les jambes seront redressées (genoux pliés) afin que l’ensellure soit compensée. Le bas des reins doit être parfaitement en contact avec le sol.

L’exercice consiste tout simplement à poser un haltère sur son ventre et à le faire mouvoir avec la respiration abdominale seule. On se servira d’un haltère d’un poids moyen (quatre kilos, par exemple). Le choisir trop lourd serait une erreur : néanmoins, on doit sentir que l’on fait un effort en respirant… et que c’est le « souffle seul » qui fait se mouvoir l’haltère ! Le corps doit rester « calme », les muscles abdominaux non contractés et le périnée relâché.

Une fois l’haltère en place, il est préférable de commencer par l’expiration. (*)

(*) Au tout début, on pourra choisir cet haltère relativement léger pour bien saisir le mouvement. On en prendra progressivement de plus lourds par la suite, sans exagérer cependant ! Le but est simplement de fortifier souplement la musculature abdominale tout en sensibilisant le chanteur au ressenti de l’appui à l’expiration. Fuir la réalisation d’un exploit quelconque !

La respiration sera rythmée et lente, réalisée gorge détendue et bouche entrouverte :

Une fois l’haltère en place sur l’abdomen, souffler régulièrement (sans à-coups), pendant quatre secondes (l’haltère descend très doucement), attendre deux secondes puis inspirer, toujours sans à-coups, pendant quatre secondes (l’haltère remonte)… attendre de nouveau deux secondes avant d’expirer de nouveau : faire cet enchaînement  une dizaine de fois ! (*)

(*) On peut commencer à respirer par le nez, puis avec la bouche entrouverte (plus difficile).

Ce rythme 4/2/4 pourra progressivement évoluer vers 6/2/6 et 8/2/8 ! Attention : ne jamais « forcer » ! Les indications ci-dessus sont données à titre d’exemple. L’essentiel est de trouver un rythme confortable !

Cet exercice fut un jeu d’enfant pour l’athlète Eric. Très rapidement, il parvint à respirer ainsi correctement en se servant de sa seule respiration abdominale. Il s’appropria assez vite le rythme 8/2/8 ! (*)

(*) Il est très intéressant, dans ce travail, de bien ressentir le mouvement « expiratoire », lorsque l’haltère descend lentement… Pendant cette « descente », on perçoit très bien une contre-poussée verticale, mise en exergue par la lenteur de l’expiration qui freine la descente de l’haltère ! Ce ressenti-là est « semblable » à celui de l’appui que l’on devra retrouver dans la vocalisation en position verticale.

La place vocale

Parallèlement aux relaxations, taïchi et exercices de respiration décrits ci-dessus, j’avais bien sûr commencé dès le début avec Eric une vocalisation « douce » destinée à lui donner une place vocale correcte. Ce n’était pas facile car il était habitué à « déployer » sa voix avec force et… un peu n’importe comment ! Dans un premier temps, j’ai dû réfréner au maximum cet appétit désordonné de puissance ! Pour cela, j’ai tout d’abord utilisé, comme à maintes reprises, la voyelle « ô » en me servant d’exercices très simples, réalisés mezzo-forte. Je le répète souvent… ce n’est pas l’exercice en lui-même qui compte, mais la façon de l’exécuter.

J’ai employé cette voyelle douce et ronde sur de simples quintes ascendantes et quelques arpèges divers. Nous travaillions ainsi le médium et le grave de sa voix en nous attachant à ce que le « ô » conserve sa couleur de voyelle fermée ! Je disais à Eric de penser qu’il tenait une cigarette entre ses lèvres ! (*)

(*) Naturellement, cette image est valable seulement dans le grave et le bas-médium… Très vite, on doit amorcer un bâillement « réprimé » !

Modulations contenant des nasales

J’ai adjoint ensuite des sons tenus sur « ô » puis des modulations à notre travail. Je me servais principalement de « a é i ô u ou on an â », que j’affectionne particulièrement ! Il va sans dire que le « bâillement réprimé » est de rigueur pour chanter ces modulations. Les deux sonorités « on » et « an » aident beaucoup à ressentir la résonance nasale, tout à fait indispensable dans la partie basse et médium de la tessiture. Il faudra cependant surveiller la nasale « on » qui tend, chez certains chanteurs, à se « boucher » complètement, surtout dans le médium ! Dans ce cas-là, il sera nécessaire, narines bien dilatées, d’abaisser un peu plus la mâchoire.

Je faisais commencer cette modulation à Eric par un « i » afin d’affiner encore la place d’attaque (« i » est la voyelle de direction par excellence). Cela donnait donc :

i/a/é/i/ô/u/ou/on/an/â

Il parvint assez vite à la chanter correctement dans l’ambitus si1/ré3, en conservant une place relativement correcte. Il est bien évident que dans le haut-médium, « on » et « an » perdent leur caractéristiques de nasales pures. Cela est normal. Leur couleur, évoluent vers celle d’un « ô » bâillé.

Grâce à cette modulation, Eric me disait ressentir de mieux en mieux sa place vocale. Désormais, sa voix avait une « direction » ! (*)

(*) Il était notamment surpris de constater qu’il dépensait beaucoup moins d’air qu’auparavant ! Je lui ai dit que cela s’expliquait, entre autres, par une résonance très améliorée !

Phrases chantées legato sur la même note

J’ai, un peu plus tard, introduit cet d’exercice pour qu’Eric parvienne, son émission étant désormais plus haute, à articuler sans « saucissonner » !

Je me suis servi du récitatif de Marguerite qui précède l’air du roi de Thulé, extrait du Faust de Gounod. A cette occasion, Eric devenait Marguerite pour un court moment…

« Je voudrais bien savoir quel était ce jeune homme… si c’est un grand seigneur et comment il se nomme ! »

Il chantait cette phrase dans son rythme initial, sur la même note, par demi-tons ascendants, dans un tempo assez lent. Notre ambitus de travail était à peu près : mib2 à mib3. Je visais une articulation quasiment immobile. Les lèvres devaient bouger le moins possible et le texte… rester compréhensible !

Cet exercice est très difficile… mais payant !

Eric eut beaucoup de mal à le maîtriser… J’en connaissais la difficulté car je l’avais moi-même pratiqué jadis… sans l’aimer particulièrement ! A côté de cette phrase chantée legato et sans presque bouger les lèvres, les modulations de voyelles seules sont un jeu d’enfant ! Cependant, avec une certaine pratique, on s’aperçoit que l’on peut très bien se faire comprendre sans « saucissonner » chaque mot ! De plus, la voix en bénéficie car elle peut s’épanouir plus librement en limitant le « freinage » que représentent les consonnes.

Voir le billet :

« L’articulation dans le chant »

L’enracinement de la voyelle « i » en voix pleine

Eric était maintenant suffisamment « aguerri » pour que j’aborde sans risque avec lui ce moment délicat. Bâiller un « i » bien enraciné en voix pleine est une prouesse technique assez difficile mais indispensable à un chanteur lyrique d’un bon niveau. Naturellement, cet enracinement ouvre la porte à celui du « é » et, plus tard, du « â » et du « è » !

Je n’expliquerai pas une nouvelle fois comment procéder car j’ai déjà tout dit (ou presque) dans le billet :

« L’équilibre vocal 2 »

Eric parvint assez facilement à se rendre maître d’un la3, puis d’un sib3 sur cette voyelle « i », directrice entre toutes. Le « é » tout naturellement, a suivi. Seuls, « â » et a fortiori « è », nous ont donné du « fil à retordre » ! Ces dernières voyelles, plus larges, sont beaucoup plus difficiles à manier ! Dans l’émission de l’aigu en voix pleine, tout comme « i » ou « é », on doit les sentir « descendre » très profondément. C’est un « avalement », commencé par une légère traction en direction de la nuque, vers le périnée ! Leur coloration se fait pratiquement d’elle-même par la pression. La gorge se dilate en largeur, aucun accommodement spécial ne doit être recherché ! (*)

(*) Elles doivent descendre (sans s’élargir) en direction du périnée. Le « ressenti » de l’appui est très profond à ce moment-là ! Je me répète sans cesse, mais j’insiste : l’appui n’est pas un blocage fermé des abdominaux.

Un bon résultat donnera au chanteur l’impression que le son aigu qu’il vient de faire a rebondi depuis le périnée (et même au-delà, sous les pieds), pour aller ensuite rejoindre le masque de résonance (sensation du « retour » du son). (*)

(*) Je parle de « la voix qui descend ». En fait, il s’agit seulement d’une impression (à cultiver car elle est bonne) ! C’est, en réalité, l’appui de cette note que l’on ressent profondément ! Cependant, on a l’impression d’absorber la voix elle-même… d’où l’expression que j’ai employée !

Les vaccaj

En plus de ses morceaux du conservatoire que nous travaillions un peu à chaque cours pour en éliminer les erreurs, j’ai tenu à ce qu’Eric travaille certaines leçons de Vaccaj pour affirmer sa « nouvelle » technique. Il en connaissait déjà plusieurs ! En les reprenant, j’ai constaté avec un « ouf » de soulagement, que ses anciennes habitudes avaient vraiment disparues. On le comprenait parfaitement sans qu’il ait à « saucissonner » le moins du monde et la voix était, bien que parfaitement ancrée, beaucoup plus souple !

Au conservatoire, ses progrès « constants » ont été salués par ses professeurs et ses camarades sans que les uns et les autres ne sachent vraiment l’origine d’un tel miracle !

Pourtant, Eric a dû se confier à certains car un jeune homme sensiblement du même âge et venant de sa part, m’a demandé un jour de l’aider à peaufiner sa technique…

A bientôt ?

Pour consulter les archives des billets, c’est ici !


Jean Laforêt

< Billet précédent

Retour au billet actuel

Billet suivant >